le franco:
Mercredi le 8 décembre 1971. Vol.5 No. 4
]
200000000000000020000000000000000000000000000050688 à ©
Document de la semaine :
Un mémoire clé de la Fédération Canadienne-française de l'Ouest
La région de Rivière-la-Paix Capitale francophone de l'Alberta
assimilatrice
de la télévision unilingue
pages 4-8-15
[Le Conseil Français Va du plaisir
ième congrès annuel
par Madeleine Monod à y'avoir
Page 7
2/1e franco-albertain, 8 décembre 1971
QUE LE GRAIN NE MEURE
L'évolution des prix d'exploitation dans l'agriculture
Statistique Canada publie aujourd'hui pour la première fois
un nouvel indice de prix mesurantl'évolution du prix des pro-
duits et des services que les agriculteurs utilisent dans leur
exploitation,
Les indices de prix des entrées dans l'agriculture (1961:
100) établissent une mesure trimestrielle et annuelle de l'é-
volution des prix pour l'ensemble du Canada, pour l'Est et
pour l'Ouest du Canada, Les éléments des indices pour les
régions et pour le Canada d'un grand nombre d'articles choi-
sis sont répartis en quatre groupes principaux,
L'indice pour le Canada (135,9 pour le dernier trimestre
de cette année) indique que, depuis 1961, le taux annuel moyen
de hausse du prix de l'ensemble des produitset des services
dont on a établi le prix est d'un peu plus de 3%. L'indice du
troisième trimestre pour l'Est du Canada est de 136.2; pour
l'Ouest du Canada, il est de 135.6,
Ce nouvel indice constitue une mise à jour complète de
l'ancien indice de prix des produits et des services utilisés
par les agriculteurs (1935-39: 100) publié par le B.FS, qui
a cessé de publier cet indicateur au début de 1970 du fait
qu'il était périmé et qu'il ne couvrait plus de manière adé-
quate les produits ni les services.
Les améliorations du nouvel indi é
ice ontété a 4
les recommandations faites dans ce domaine par 1e d'après
Sion de planification de l'agriculture canadienne Se pmis-
Commission royale d'enquête sur les machines agricoles . la
Les éléments Compris dans le nouvel indice ontété choisis
d'après la dernière enquête (1958) sur les dépenses des ex-
ploitations agricoles et ont été ajustés aux prixet aux condi-
tions de 1961,
Un des objets essentiels de la nouvelle série est de fournir
des données aussi détaillées que possible sur l'évolution
des divers prix. Le groupe principal ''Machines agricoles et
véhicules automobiles!" du nouvel indice par exemple com-
prend 11 éléments distincts. L'ancien indice ne com-
prenait que les machines agricoles considérées comme
un seul élément; il ne donnait aucun détail sur le prix
des tracteurs ni des moissonneuses-batteuses,
Les nouveaux indices sont publiés sous forme d'indices
trimestriels et annuels du premier trimestre de 1961
au troisième trimestre de 1971, A l'avenir, il s'agira
d'indices trimestriels: des. séries de prix concernant
des éléments supplémentaires, et les régions, comprises
dans l'Est et dans l'Ouest du Canada pourraient être obte-
Indices de prix des
Habitudes des entrées
dans l'agriculture
EST
Autres produits et services
achines agricoles et véhicules
utomobiles
2%: Main: d'oeuvre agricole salariée
pe Terres et bâtiments agricoles.
Ce graphique montre lepourcen-
tage des entrées dans l'agricul-
ture que représentent les machi-
nes agricoles et véhicules auto-
mobiles, la main-d'oeuvre agri-
cole salariée, les terres et
bâtiments agricoles et les au-
tres produits et services, Les
entrées des agriculteurs de
L'Ouest du Canada en machines
agricoles et véhicules automo-
biles sont presque deux foisplus
fortes que celles des agricul-
teurs des provinces de l'Est du
l'Est du Canada, Par contre,
la main-d'oeuvre agricole re-
présente 11,5% du total des en-
trées des agriculteurs de l'Est,
contre seulement 8.1% pour
l'Ouest,
page 2
150
Indice de prix des entrees
dans l'agriculture 1961=100
Total des entrées
dans l'agriculture
L'indice du total des entrées
dans l'agriculture indiquait une
hausse moyenne du prix de l'en-
semble des éléments de 36,2%
dans l'Est du Canada et de 35,6%
dans l'Ouest du Canada depuis
1961.
Indice de prix des entrees
dans l'agriculture 1961=100
Main-d'oœuvre
agricole salariée
— EST
- OUEST
1961 66 71
L'indice de la main-d'oeuvre
agricole salariée comprendpour
la première fois des indices
distincts pour la main-d'oeuvre
rémunérée à l'heure et à la
nues sur simple demande.
entrées dans l’agriculture - Légendes
journée, L'indice global s'est
accru de 85,3% depuis 1961 dans
l'Est et de 69,8% dans l'Ouest,
indice de prix des entrees
dans l'agriculture 1961=100
Machines agricoles et
véhicules automobiles 3
— EST
- OUEST
Les machines agricoles et vé-
hicules automobiles dont l'in-
dice a augmenté de 32% dans
l'Est et de 27.6% dans l'Ouest
depuis 1961 comprennent les in-
dices des prix de remplacement
et d'utilisation distincts pour
des éléments comme les trac…
teurs, les moissonneuses-bat-
teuses, les automobiles et les
camions à usage agricole, les
produits pétroliers, l'immatri-
culation, les assurances et les
réparations.
165
Indice de prix des entrees dans
l'agriculture 1961=100
Terres et bâtiments
agricoles à #7")
4
4
4
\
4
4
L
À
#
4 °
4
(]
4
,
— EST
-- OUEST
1961 66 71
L'indice des terres et bâtiments
qui s'est accru de
agricoles,
57.1% dans l'Est du Canada et de
56.4% dans l'Ouest du Canada de-
puis 1961, comprend les indices
d'éléments comme le remplace-
ment des bâtiments, les répara-
tions aux bâtiments, les créan-
ces hypothécaires, l'impôt fon-
cier et le loyer agricole,
Indice de prix des entrees
dans l'agriculture
Autres produits
et services
1961= 100
Sur
Concours TELE-NOEL
Jusqu'au 23 décembre
les ondes de CHFA
Les indices des autres produits
et services ont accusé les taux
d'accroissement les plus faibles
des quatre groupes depuis 1961
(ils se sont accrus de 19,3% dans
l'Est et de 23.83% dans l'Ouast),
Les indices distincts des en-
grais, des aliments pour les ani-
maux, des bovins d'embouche,
des semences et du travail à
façon sont compris dans ce grou-
pe.
FERD NADON
BIJOUTIER
REPARATION DE MONTRES
ET BIJOUX
en face de la “Bay”
10115 - 102e rue, Edmonton
Participez autant de fois que vos le dé-
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aider,
le franco-albertain, 8 décembre 1971/3
la Province en bref
A Calgary
CALGARY (E.P.) -- Le père
Guy Michaud, curé de 1a parois-
se Ste-Famille a assisté à la
graduation de sa nièce à Edmon-
ton, Celle-ci a reçu S0n bre-
vet en éducation, M. et Mme
James Collins ont aussi assisté
à cette même graduation; leur
bru Laura (Mme Joe) Collins,
recevait le même diplôme.
fee ox se eee ee Mk SIREN ee OH HE
Les dames de la paroisse de
Ste-Famille préparent des pa-
niers pour les familles néces-
siteuses de Calgary. L'an der-
nier les francophones de cette
ville ont fort remercié les da-
mes de la paroisse de ce beau
geste,
FM MGR ONE HS MEN MEN MEOK ON ONE MRC:
Le 12 décembre après lagran-
de messe, il y aura la fête des
enfants préparée par les dames,
On servira le goûter et du café,
Comme toujours, nous aurons
la soirée de la veille du Jour
de l'An, Les billets sont en
vente après les messes, Vous
pouvez aussi vous adresser À
M. Paul Bouchard (264-2387) ou
à M. V. Dandurand (262-1573)
M. L. Dion (269-2676), Ne man-
quez pas de venir à cette soirée
traditionnelle.
ANNE HRONRE HONOR HONOR AOKE
M, GUY DUCHENE À CALGARY
C'est avec plaisir que les di-
recteurs de la Société Franco-
canadienne de Calgary ont ren-
contré M, Guy Duchêne anima-
teur, Cet homme très s5ympa-
thique a félicité les directeurs
du beau travail qu'ils accom-
plissent au sein de la Société,
M. Duchêne voit la possibilité
d'avoir un animateur À plein
temps à Calgary, Bingo! Avec
un bras droit comme ça, on
pourra faire un travail effica-
ce... !
MINISTERE DES
TRAVAUX PUBLICS
DU CANADA
APPEL D'OFFRES
DES SOUMISSIONS CACHE.
TEES, adressées au Chef, Ser-
vices financiers et administra-
tifs, Ministère des Travaux Pu-
blics du Canada, 10225 - 100e ave.
nue, EDMONTON, Alberta, et
portant sur l'enveloppe la men-
tion "INSTALLATION D'AIR
CLIMATISE, EDIFICE OLIVER
EDMONTON, ALBERTA!! seront
reçues jusqu'à lIh.30 A, M, (HN.
R.) LE 17 DECEMBRE 1971,
On peut se procurer les docu-
ments de soumission sur dépôt
de $25,00 sous forme d'un
CHEQUE BANCAIRE VISE, éta-
bli au nom du RECEVEUR GE-
NERAL DU CANADA, par l'en-
tremise des bureaux suivants
du Ministère des Travaux Pu-
blics du Canada:
Edifice Oliver, 10225 - 100
ave, EDMONTON, Alberta,
et peuvent être examinés au
Bureau du District, 9ème é-
tage du Centre Baker, ED-
MONTON, Alberta ainsi qu'au
Bureau de Construction d'Ed-
monton, EDMONTON.
Le dépôt sera remis lors du
retour en bonne condition des do-
cuments, en-dedans d'un mois
après la date d'ouverture des
Soumissions,
On ne tiendra compte que des
soumissions qui seront présen-
tées sur les formules fournies
. Per le Ministère et qui seront
ACCompagnées du dépôt spécifié
pôt spécifié
Ses les documents de soumis
On n'acceptera Pas nécessai-
rement ni la plus basse ni au-
cune des soumissions,
lan M. Thomas,
Cher, Services financiers
et administratifs.
ED 822
Le don de votre sang est pour
quelqu'un le don de Ja vie.
Soyez un donneur de sang de la
Croix-Rouge.
* * LC}
MINISTERE DES
TRAVAUX PUBLICS
DU CANADA
APPEL D'OFFRES
DES SOUMISSIONS CACHE-
TEES, adressées au Chef, Ser-
vices financiers et administra-
tifs, Ministère des Travaux Pu-
blics du Canada, 10225 - 100 ave.
nue, EDMONTON, Alberta, et
portant sur l'enveloppe la men-
tion ‘'REPARATIONS DE QUAIS
PUBLICS - (1971) - AMELIO-
RATIONS, YELLOWKNIFE, T.-
N.-0.!* seront reçues jusqu'à
Uh.50 A,M, (HN.R,) LE 17 DE-
CEMBRE, 1971.
On peut se procurer les docu-
ments de soumission par l'en-
tremise des bureaux suivants
du Ministère des Travaux Pu-
blics du Canada:
Edifice Oliver, 10225 - 100 a.
ve, EDMONTON, Alberta et
peuvent être examinés au Bu-
reau du Département, 9ème
étage, Centre Baker EDMON-
TON; HAY RIVER, YELLOW.
KNIFE, FT, SMITH, et FT,
SIMPSON, T.N.-O, ainsi qu'au
bureau de poste de HAY RI-
VER, YELLOWKNIFE, FT,
SMITH et FT, SIMPSON, T,
N.-0.
On ne tiendra compte que des
soumissions :qui seront présen-
tées sur les formules fournies
par le Ministère,
On n'acceptera pas nécessai-
rement ni la plus basse ni au-
cune des soumissions,
nm Thomas,
e: ervices financiers
et administratifs.
EDO-76
FERD NADON
BIJOUTIER
REPARATION DE MONTRES
ET BIJOUX
en face de la “Bay”
10115 - 102e rue, Edmonton
A Girouxville
Mme Henriette Laverdière
NAISSANCE--. Les trois bébés
suivants ont été baptisés diman-
che le 27 novembre.
NICOLE enfant de M, et Mme
Emile Simoneau (Andrée Para-
dis). Parrain et marraine, M,
et Mme Jean Simoneau, oncle
et tante,
TEENA enfant de M. et Mme
Léonard Limoges (Louise Ga-
gnon). Parrain et marraine M,
et Mme Raymond Dallaire, on-
cle et tante,
RICHARD enfant de M, et Mme
Raymond Dallaire (Gisèle Ga-
gnon), Parrain et marraine M,
et Mme Laurent Dallaire,
grands-parents,
Après avoir vécu denombreu-
ses années sur la ferme, M. et
Mme Alfred Aubin ainsi que M.
et Mme Iréné Soucy se sont re-
tirés au village dans de jolies
demeures,
mmmmmmmmmnmnes ns moe mme mes ou mm oem
Dans la région, circule une
pétition pour obtenir la télévi-
sion française dans un plus bref
délai possible - ceux qui n'ont
pas signé la pétition, je vous
encourage fortement à lasigner.
Contactez Simone Laberge. Et
que chacun 5e fasse un devoir
d'écrire une lettre personnelle
à la Société de Radio-Canada
et à notre député, M. Baldwin.
Il a gagné ses épaulettes! Louis
Sylvain a remporté 143 votes
sur 203 aux élections rurales.
municipales dans la division é-
lectorale No, 3,
Mme Lucie St-André, Mme
Marie-Aline Parent, Mme Edith
Lonfat et Mlle Edna St-André
sont revenues enchantées d'une
réunion des 4H à Edmonton avec
des nouveaux changements dans
le mouvement, Les projets tels
que la couture et le jardinage
sont simplifiés afin de faciliter
le travail pour les jeunes, La
méthode de travail se rapproche
de beaucoup À celle du club 4H
du Montana, E,U, Paraft.il qu'ils
gardent leurs jeunes plus long-
temps dans le mouvement que
nous les Albertains,
Mme Lucie St-André et Mme
Honora Bégin ont assisté À la
réunion de F.W.A, Le but de
cette conférence était une étude
plus aprofondie sur le rapport
du status de la femme au Cana-
da,
illets ou réservation
our tous les specta-
‘lcles di T.F.E. veuil-
lez communiquer avec
Mme Roger Girouard
439-0425
A JEAN-CÔTE Mme Bertha Simard
25ième ANNIVERSAIRE
Vendredi le 19 novembre, M, et Mme Ro-
saire Savard célébraient ieur 25ième anni-
versaire de mariage, Une messe était chan-
tée par le Révérend Père Denis Dubuc, La
fête pour les Jubilaires avait lieu au Gymna-
se de l'école de Jean-Côté et comprenait une
dance et un délicieux goûter,
L'ECOLE MATERNELLE
Le 23 novembre avait lieu à l'école la réu-
nion annuelle de l'école maternelle, M. et
Mme Bernard St-Pierre de Falher, notre re-
présentant au département du développement
des jeunes était présent à l'assemblée. Il y
eut élection de trois membres du comité.
Mme Pierrette Boucher, M. Gérard
Dubois et M. Fernand Turcotte furent élus.
ELECTION - DIVISION 4
Mercredi le 24 fut jour d'élection afin de
choisir un conseiller de la division No. 4,
M. George St-Jean qui était conseiller de
cette division depuis 19 ans fut vaincu par
M. Roland Simard contre 108 votes, Sincè-
res remerciements à M. St-Jean pour s'être
Pour changement de
dévoué dans
années,
ce district pendant toutes ces
Félicitatios au nouveau conseiller,
À FALHER
Mme Aurélius Servant
C'est avec regret que nous a-
vons appris le décès de M, Raoul
Doucette, survenu le 22 novem-
bre à l'âge de 55 ans, Il laisse
dans le deuil, son épouse Thérè-
se, deux fils Paul et Gilbert,
une fille Paulette et deux petits-
enfants, cinqfrères: Gérard, Ar-
mand, Ephrem, Aristide et Mau
rice, cinq soeurs Rita, Jeannet-
te, Rosalie, Irène et Catherine,
Le père Turenne, curé de la pa-
roisse chanta le service, qui fut
suivi de l'inhumation au cimetiè-
re paroissial, Les sept frères
Gervais, neveux du défunt étaient
porteurs, et Denis portait la
croix,
À la famille éprouvée nous of-
frons nos plus sincères condo-
léances,
M, Wilfrid Levasseur est dé-
cédé à McLennan. Le service
fut chanté en l'église Ste-Anne
de Falher le 2 décembre et il
Commanditaires
W.W, ARCADE LTD -
CANADA SAFEWAY LTD -
HUB HOME FURNISHERS LTD -
JACK & JILL LTD -
JASPER PLACE DEPT, STORE
LORD'S LIMITED -
MACLEOD'S FAMILY SHOPPING CENTRE -
MORRIS FURS LTD -
QUEEN CITY MEAT MARKET
RADIO CENTRE LTD -
SHILLINGTON FURS LTD -
SILVERWOOD DAIRIES LTD -
TRUTE PERFECT FURRIERS
HENRY SINGER LTD - 10158 - 101 Rue
dd ni,
Concours TELE-NOEL
CHFA CHFA CHFA C{FA CHFA CHFA
fut inhumé au cimetière parols-
sial,
Les porteurs étaient MM, Gé-
rard Doucette, Normand Lavoie
Emile Lacourse, Octave Chail-
ler, Ludger Girard et Noël Mau-
re.
Nos sympathies à la famille,
AH HORMONE HD He ok
BAPTEMES
RENALD enfant de M. et Mme
Richard Thibeault(Thérèse Lab.
bé), Parrain et marraine, M.
et Mme Roger Bélanger, oncle
et tante de l'enfant,
KEVIN enfant de M, et Mme
Denis Thibeault (Fernande Cha-
lifoux), Parrain et marraine
M. Henri Thibeault et Mlle Vi-
vianne Chalifoux..
MICHEL enfant de M, et Mme
Clément Maure. Parrainet mar-
raine, M, et Mme Philippe Do-
ran, oncle et tante de l'enfant,
97e rue & Avenue J asper
11715 - 108e Avenue
15103 Stony Plain Road
10428 Avenue Jasper
15311 Stony Plain Road
10188 … 101e RUE
10332 - 101e rue
10319 Avenue Jasper
9909 1014 Avenue
10714 - 124e Rue
10154 - 102e rue
109e rue & 102e uve
= 10320 Ave Jasper
page 3
4/le franco-albertain, 8 décembre 1971
EDITORIAL
Dreaming in French,
c'est encore possible
Un fait divers: une famille ca-
nadienne-française de Giroux-
ville, Pour eux, le français n'est
pas une abstraction culturelle
mais un mode de vie, On n'y
parle pas le français par con-
viction mais naturellement, La
plus jeune de la famille, trois
ans, n'a jamais parlé l'autre
langue dans ses rapports fami-
liaux. Ce matin-là, elle vient
de regarder son émission fa-
vorite de télévision, elle va trou-
ver sa mère, se place les mains
sur les hanches et lui affirme:
FROM NOW ON IONLY SPEAK
ENGLISH'',. Ceci se passa dans
la région de Rivière-la-Paix,
capitale de la francophonie al-
bertaine,.
XXXXXKXXXXX
Certes il ya contre l'épanouis-
gement dufaitfrançais dans cette
région, comme partouten Alber-
ta, le problème des écoles dites
bilingues. Sauf au début du peu-
plement de celle-ci, le problème
a toujours existé sans amener
une anglicisation générale. Ac-
tuellement elle se dessine chez
les enfants, L'invincible enne-
mie est présente dans toutes les
familles, Les enfants, après
avoir étudié dans l'autre langue,
s'installent devant le téléviseur,
La geule chose qu'ils peuvent
encore faire en français, c'est
rêver!
La plupart des parents de là-
bas sont conscients de leurs
responsabilités face à la survie
du fait français. ' Mais faut-il
leur proposer comme seule so-
lution de mettre la hache dans
le téléviseur, de le ranger au
grenier pendant trois ans jus-
qu'à la venue du satellite, cet-
te étoile de Noël? Ce serait
pousser le patriotisme un peu
loin, Hélas que peuvent faire
d'autre ces parents contre l'in-
fluence assimilatrice pour leurs
enfants de ces images qui valent
mille mots, face à la réponse
des autorités de Radio-Canada:
Attendez trois ans et vous l'au-
rez'', Dans trois ans il sera
trop tard: la télévision d'expres-
sion française sera pour les
vieux, pour les derniers par-
lants français,
XXXXXXXXXX
Les citoyens de cette région
s'organisent. Ils passent äl'ac-
tion, Déjà une pétition pour la
venue immédiate de la télévi-
sion française est signée. C'est
un premier pas, Un deuxième
serait la signature d'une péti-
tion similaire à St-Paul- Bon-
nyville et, une campagne auprès
de toute la francophonie alber-
taine,
Parce que ce combat est es-
sentiel, il ne peut être pris à
la légère. La population de la
région de Rivière-la-Paix est
actuellement prête à l'action.
I s'agit maintenant de l'orga-
niser, de la structurer,
Avant de lancer officiellement
cette campagne il serait bon, se-
lon nous, d'attendre la fin de la
période des Fêtes à cause du
manque de disponibilité des gens.
On pourrait d'ici 1à articuler la
lutte à mener, se monter un dos-
sier télévision, prévoir un calen-
drier, des échéances, Il ne
suffira peut-être pas de sensibi-
liser la population francophone
de l'Alberta mais aussi faudra-
t-il poser le problème au niveau
national,
Cette bataille doit mener à une
victoire, Elle y mènera si, tout
en n'oubliant pas l'urgence d'une
solution, nous ne faisons pas
l'erreur de vouloir aller trop
vite, l'erreur de sauter des éta-
pes essentielles au succès,
Il faut que demain, à la force
de frappe assimilatrice d'une té-
lévision qu'anglophone, existe
dans tous les centres franco-
phones albertains la contre-ar-
me de la télévision d'expression
française,
Yvan Poulin
page 4
LETTRE OUVERTE
le 4 décembre 1971
Cher monsieur Dexter,
Si j'ai recours aux bons soins du Franco
pour vous adresser ces lignes, c'est parce qu
je pense que vous avez bien mérité de la Le
connaissance de tous les francophones, awis q
C.H.F A, :
Notre poste préféré a grandement bénéficié
de votre expérience et de votre travail: la
répartition des émissions au cours de la jour-
née est faite pour plaire à chacun; vos bul-
letins de nouvelles n'ont rien à envier à ceux
de l'est du pays et, permettez-moi d'ajouter,
la langue que vous employez est canadienne
et française tout en étant dénuée d'anglicis-
mes.
Vous laissez ici bien des regrets que nous
espérons que votre successeur saura apaiser,
Nous formons les voeux les meilleurs pour
votre avenir et garderons de vous le souve-
nir d'un homme qui aura marqué de son passa-
ge notre bon poste C.H,.F.A.
Bien amicalement,
Pierre Monod,
1723 Edinboro road,
Edmonton,
Réponse à Mme Phan
La lettre de madame Phan appelle certaines
précisions et certains commentaires qui me pa-
raissent très nécessaires,
Je comprends la joie de madame Phan, à son
arrivée à Edmonton, de découvrir la librairie
Hurtig et les livres français qui s'y trouvent.
Quand on est affamé, on se régale d'un bout de
pain, si dur et si sec soit-il... La fraternité
entre les peuples, que préconise madame Phan,
est aussi fort louable et je ne saurais que trop
y souscrire. Malheureusement, là s'arrête
notre terrain d'entente,
(suite À la page 6)
Des mots et des choses
Cette plainte a trait à un incident qui serait survenu au comptoir
des billets de la Société Air Canada, à l'aéroport d'Ottawa, Le
plaignant allègue que son frère s'est adressé en français à la pré-.
posée, qui l'aurait invité à parler anglais. Il a refusé et la pré.
posée lui a demandé d'attendre une quinzaine de minutes parce
que personne ne pouvait le servir en français. Le frère qu plai-
gnant l'interrogea alors en anglais, afin de Savoir si cela signi-
fiait qu'une personne qui ne parle pas anglais ne pouvait obtenir
les mêmes services qu'une personne qui parle anglais, Cette
question aurait irrité la préposée qui, toujours selon la plainte,
injuria le frère du plaignant en le traitant d'ignorant et de fauteur
de troubles. ‘ .
Le plaignant se plaint à la Société Air Canada de la façon dont
son frère a été traité, L'agent de relations publiques de 1a So-
ciété répond que la préposée a présenté une toute autre version
de l'incident, disant même avoir été insultée par le frère du plai-
gnant, Néanmoins, l'agent présente les excuses d'Air Canada, en
exprimant l'espoir que de tels incidents ne 5e produiront plus.
Commfssaire aux langues officielles Dossier No 122
Premier rapport annuel (pp, 46-47)
SECRETAIRE
Louise Tremblay
2 [ d fl C 0 Louise Chartrand
“ HEBDO
ere dos Franco ho eS A6 L'AÏDS PUBLICITAIRE: Josaphat Baril DU CANADA
Tarifs d'abonnement -
térêts des francophones de l'Alberta ;
lant $6,00 - 2 ans: $9.00 ë
t sans appartenance politique,
Etats-Unis et autres pays étrangers: #7,50
par annév
Tél, 422-0388
ublié 18 mercredi à 10010 - 1096 rue,
dmonton 14, Alberta,
IRECTEUR: Jean Patoine
EDACTEUR: Yvan Poulin
Courrier de la deuxième clusse À
Enregistrement no, 1881
l
F
t
'
Un mémoire clé présenté a l'honorable Géra
le franco-albertain, 8 décembre 1971/5
rd Pelletier
par la Fédération canadienne-française de l'Ouest
Première partie: La nature des relations souhaitée par la Fédération
avec le Secrétariat d’État
N.D.R.: Le FRANCO dans la
mesure du possible présentera à
ses lecteurs des documents con-
cernant toute la francophonie al-
bertaine, La semaine passée
nous vous avons publié l'allo-
cution de Frank Mc Mahon
‘‘Pour un climat français au
Collège Universitaire St-Jean!'',
Cette semaine et la suivante
nous publicns un mémoire très
important, mémoire présenté à
l'honorable Gérard Pelletier,
C'est une prise de position qui
suscitera sûrement votre inté-
tre opinion sur ce mémoire,
Nous vous invitons à nous la
faire connaître.
Ce mémoire peut être divisé
en trois parties. Nous ne pu-
blierons pas la première partie
qui est une introduction au mé-
moire, La deuxième partie est
en quelque sorte la philosophie
de la Fédération face aux rela-
tions qu'elle souhaite avoir avec
le Secrétariat d'Etat; la troisiè-
me partie des recommandations
qui touchent spécifiquement aux
rêt.
Avant d'entrer dans le vif de
ce mémoire, rappelons que la
Fédération a pour but de grouper
les quatre associations provin-
ciales de l'Ouest, soit: la Socié-
té Franco-Manitobaine, l'Asso-
ciation Culturelle Franco-Cana-
dienne de la Saskatchewan, l'As-
sociation Canadienne Française
de l'Alberta et la Fédération
des Franco-Colombiens,
Ses objectifs sont:
a) d'assurer la communication
entre les membres;
b) d'établir un réseau perma-
nent d'information entre les
membres;
c) de coordonner les méthodes
employées À la solution des
problèmes communs;
d) de donner plus de poids et
d'autorité aux démarches
communes;
e) de coordonner certaines ac.
tivités,
Si notre Fédération n'a pris
naissance qu'en 1961, les asso.
clations qu'elle groupe ont plus
d'un demi siècle d'existence et
elles ont toujours exprimé le
vouloir vivre collectif des Ca-
nadiens d'expression française
dans l'Ouest, Malgré les moyens
de fortune dont elles disposaient,
ces associations ont su déjouer
les pronostiques et faire mentir
les phrophéties les plus pessi.
mistes que l'on n'a jamais cessé
de claironner à l'adresse de la
francophonie de l'Ouest,
Notre Fédération estheureuse
de dire que depuis l'adoption
de la Loi des langues officielles
du Canada, et depuis l'aide ap-
portée aux communautés de lan.
Bues officielles vivant en milieux
exposés, ses aSSociations-mem …
bres disposent d'un certain no
bre d'outils qui facilitent gran.
dement leur tâche, Notre Fé-
dération tient à vous en remer.
cier sincèrement, vous, et les
membres du personnel des dif-
férentes Directions impliquées
et plus spécialement de la Di-
reatton de l'Action socio-cultu-
relle,
Notre Fédération vous est é…
galement reconna{ssante d'avoir
permis cette rencontre qui nous
fournit l'occasion de vous faire
Il est important aussi pour
la Fédération de connaître vo- de
part des résultats du mandat
qu'elle s'est donné en formulant
la résolution rapportée au début
de ce mémoire, .
Avant, cependant, d'examiner
et d'évaluer les méthodes uti-
lisées et leur efficacité, de sug-
gérer des solutions et d'établir
un ordre de priorité dans les
programmes qui sont ou pour-
raient être mis À la disposition
des associations-membres, no-
tre Fédération désire établir les
principes de base qui doivent
animer les relations de ses as-
sociations avec le Secrétariat
d'Etat.
Les membres de notre Fédé.…
ration reconnaissent le rôle es-
sentiel qu'ils doivent jouer dans
la poursuite de l'identité cana-
dienne, S'il est vrai que le Ca-
nada sera bilingue ou n'existera
plus à brève échéance, 11 est
aussi impensable qu'1l puisse de_
venir bilingue sans l'apport de la
francophonie de l'Ouest cana-
dien, Malgré les dangers et les
obstacles qui se dressent sur sa
route, cette francophonie accepte
de jouer ce rôle mais elle exige
de ne plus être seule comme elle
l'a été jusqu'à ces dernières
années, Elle est prête à conti.
nuer à relever le défi mais elle
affirme que cette responsabilité
doit être partagée par les Gou-
vernements à tous les paliers et
les corps intermédiaires qui
s'intéressent encore Alafranco-
phonie,
Lorsque ses associations-
membres réclament l'aide de
l'extérieur, notre Fédération
considère qu'elles ne font qu'exi-
ger un droit strict, tout en déplo-
rant que cette aide ne nous aitpas
été assurée vingt-cinq ans plus
tôt. Il ne faudrait donc pas
se surprendre que nos associa-
tions n'entretiennent pas des
complexes de ‘'quémandeurs'!
ou de ‘'quêteux!", Précisément
parce que cette aide arrive très
tard, nos associations doivent
poursuivre un travail de rat-
trapage dans tous les domaines
de la vie socio-culturelle, C'est
ce quiexplique l'étendue de leurs
exigences,
Devant ces exigences, l'on
nous dit souvent: ‘'Il faudrait
tout de même que la population
fasse sa part", D'accord en
principe, Mais en pratique ceite
attitude n'est pas tellement réa.
liste, Après avoir acheté chère.
programmes mis à la disposition
ses associations-membres,
ment son droit de vivre durant
plus de cinquante ans, notre po-
pulation est terriblement fati-
guée. Individuellement, elle est
prête à faire sa part, A titre
d'exemple, prenons les familles
qui dans une ‘ville font quatre
ou cinq milles chaque dimanche
pour assister À un service reli-
gieux dans une paroisse françai-
ce alors qu'il y a une église an-
glaise tout près, ces familles ont
conscience de faire leur part,
Ou encore, ces parents qui, dé-
sireux de procurer'à leurs en-
fants une éducation française,
les obligent à parcourir qua-
rante ou cinquante niilles en
autobus chaque jour pour fré-
quenter une école où le fran-
çais est mieux enseigné, alors
qu'il y a des écoles anglophones
dans un rayon de cinq ou dix
milles de leur résidence, Ce
sont certainement des gens qui
font leur part,
Mais globalement, notre popu-
lation ne croit plus qu'elle doive
payer pour jouer le rôle que le
véritable canadijanisme lui im-
pose, Il ne faudrait donc pas
se surprendre si les recettes
de nos: associations ont tendan-
ce À diminuer. Le temps est
largement dépassé où l'on
pouvait dire à notre population:
"Si vous voulez un poste de
radio française, c'est à vous
À payer son {nstallation..…., si
vous voulez accorder une édu-
cation française pour vos en-
fants, c'est à vous de payer
pour entretenir vos collèges
et vos couvents..., si vous vou-
lez un journal français, c'est
à vous de payer la note,,., si
vous voulez une association for-
te et dynamique, c'est À vous
de l'entretenir...'!
D'ailleurs si on voulait mon-
nayer le temps, le dévouement
et les déplacements que les di-
rigeants de nos organismes
s'imposent et continueront à
s'imposer, même au détriment
de leurs occupations profession-
neiles, l'on constaterait que no-
tre population est toujours prête
à faire sa part,
Notre Fédération appuie donc,
sans restriction aucune, les dé.
- marches pressantes entreprises
par ses associations-membres
dans le but d'obtenir que l'aide
accordée par le Secrétariat d'E.
tat soit augmentée sensiblement,
En faisant un tour d'horizon des
différents programmes de l'Ac-
tion socio-culturelle, nous don-
nerons certaines précisions, Di-
sons dès maintenant que les
restrictions budgétaires impo--
sées À nos associations et à leurs
organismes entravent défavora-
blement le travail qu'elles pro-
jettent, Lorsqu'une association,
en pleine connaissance de ses be-
soins et de ses possibilités pré-
sente un budget et est en mesure
de le légitimer, 11 semble que ce
budget devrait être accepté, quit-
te À exercer une surveillance
assez étroite de l'emploi des
sommes accordées,
Notre Fédération reconnaft
que le Secrétariat d'Etat est li-
mité dans ses propres budgets.
C'est 1à sans doute un problè-
me qui relève du Cabinet fédé-
ral mais si ce dernier est sé-
rieux dans sa politique du bi-
linguisme et du biculturalis-
me, nous avons de la difficul-
té à croire qu'il puisse refu-
ser plus longtemps les som-
mes nécessaires à son appli-
cation,
Sans vouloir poser au spé-
cialiste ou faire desprocès d'in-
tention, notre Fédération ne peut
s'empêcher de demeurer son-
geuse lorsqu'elle constate l'em-
ploi fait des sommes accordées
pour certains autres program-
mes, Voici quelques exemples:
a) Des cinquante millions ac-
cordés pour la promotion du
bilinguisme en éducation, nous
savons que l'une des quatre
provinces de l'Ouest a tout
simplement versé sa sub-
vention au compte courant du
ministère de l'éducation sans
se préoccuper nullement de
la promotion du bilinguisme,
Dans les autres provinces de
l'Ouest, il semble que les
ministères de l'éducation et
les commissions scolaires se
soient servis des subventions
perçues pour favoriser les an-
glophones presqu'exclusive.
ment, L'on rapporte même
que certaines municipalités
sur réception de leur part
du ministère provincial s'en
sont servies pour diminuer
le taux des taxes locales,
Notre Fédération a donc la
forte impression que des cri-
tères beaucoup plus restrei-
gnants auraient dû être im-
posés ou qu'une bonne par-
tie de cette somme giobale
aurait dû servir à augmen-
ter les budgets accordés à
ses associations-membres,
b) Notre Fédération ne porte
aucun jugement sur la valeur
des programmes d'enseigne-
ment d'une langue seconde
aux fonctionnaires, que ce
soit des écoles de langues,
des stages universitaires ou
des stages À l'étranger, El-
le ne fait que constater que
ces programmes, d'une part,
se sont surtout adressés À
des anglophones, et d'autre
part, n'ont pas souffert des
mêmes restrictions budgé…
taires que celles imposées
à nos associations,
Si les assoc{ations-membres
de notre Fédération ne souffrent
pas de complexe de ‘'quêteux!",
elles souffrent par ailleurs d'un
complexe d'insécurité, Cela à
deux niveaux: au niveau de leurs
budgets qui peuvent être refusés
en tout ou enpartie; au niveau des
politiques du gouvernement qui
peuvent être changées et même
disparaître soit au sein du gou-
vernement actuel soit dans l'é-
ventualité d'un changement de
gouvernement,
Comme conséquence, nos as-
Sociations ne peuvent pas plani-
fier plus qu douze mois à l'avan-
ce parce qu'elles ne sont jamais
certaines des sommes qui leur
seront allouées et il leur arrive
même de se demander si un au-
tre gouvernement accorderait le
même intérêt À nos groupes
minoritaires, Cette insécurité
nuit à l'efficacité de nos asso-
clations ainsi qu'au recrutement
de personnel qualifié,
Pour transformer ce climat
d'insécurité, notre Fédération
recommande la formation d'un
fonds inaliénable dont les inté-
rêts seraient suffisants pour ré-
pondre aux besoins de nos asso
ciations et des organismes con-
nexes, Ce fonds pourrait être
constitué soit d'une somme glo-
bale qui serait administrée par
un comité conjoint formé de
représentants du gouvernement
et de représentants de nos asso-
ciations; soit d'une subvention
spéciale et très importante ac-
cordée à nos associations du-
rant trois ou cinq années consé-
cutives avec l'entente que ces
associations forment et adminis-
trent elles-mêmes ce fands ina-
liénable,
Si dans les paragraphes précé-
dents, notre Fédération exprime
une certaine frustation etformu-
le certaines critiques, elle tient
à souligner son attitude très po-
sitive qui ne vise qu'À amé.…
liorer ce qui existe déjà et ce
qu'elle apprécie à sa juste va-
leur, Dans les paragraphes qui
suivront notre Fédération désire
présenter certaines recomman-
dations qui touchent spécifique
ment aux programmes rats À la
disposition de ses associations.
membres,
Pour TOUTES vos
transactions immobilières,
consultez d'abord
François Baillargeon
REPRESENTANT DE
MELTON
REAL ESTATE LTD
466-1147
page 5
6/le franco-albertain, 8 décembre 1971
Le Français
Notre
Langue
Comment garder sa langue? Comment con-
server sa culture? De l'honorable secrétaire
d'Etat À la plus anonyme des mères de fa-
mille, à la radio comme à la TV, c'est un
sujet qui devient presque quotidien. Les uns
montrent que langue et culture peuvent parfai-
tement être dissociées, d'autres ne voient dans
la langue que l'expression de la culture, Ce
n'est plus une question, cela devient un pro-
blème politique qui, placé dans un contexte
national, rend toute solution impossible,
Sans doute devons-nous suivre avec intérêt
et sympathie les efforts des gouvernements
fédéral et provincial pour mettre sur pied un
programme multiculturel mais nous aurions
tort d'en attendre des miracles. C'est À notre
communauté francophone en Alberta qu'il appar-
tient de rechercher ce qui rendra sa vigueur
à sa langue et À sa culture; et cette recherche
doit être faite avec sincérité, sans parti -pris,
sans arrière-pensée, Il faut qu'on se penche
résolument sur l'avenir du francophone en Al-
berta; mais oui! Il faut qu'on se pose la
question: Veut-on, oui ou non, qu'il existe
encore en l'an 2,000? Ne souriez pas et ne
dites pas en haussant les épaules: ‘'Cela ne
dépend pas de moi'', Si vos pères avaient
eu la même attitude d'indifférence, vous ne
pourriez même pas lire ces lignes. Vous me
direz que les temps ont changé, que les moyens
de communication de masse, vre, radio, télé.
vision, ont oeuvré en faveur de la langue de la
majorité; vous trouverez cent raisons contre.
Bien! vous avez raison, aussi raison que le
représentant de commerce à qui son patron de-
mande combien il a vendu et qui lui répond en
disant que la concurrence a de meilleurs ar-
ticles, de meilleurs prix, que les gens n'a-
chètent pas parce qu'il fait trop froid ou trop
chaud, en d'autres mots: qui a toujours une
excuse,
Nous savons que la lutte est difficile, inégale,
mais souvenons-nous quand même que les Go-
liath n'ont pas toujours triomphé des David.
Toutes nos sociétés occidentales sont basées sur
la famille et sur l'école; quoiqu'on en dise,
c'est encore là que nous acquérons les prin-
cipes qui vont diriger notre vle. Parlons
donc de l'école aujourd'hui: école anglophône,
ou école bilingue? Ecole où la langue majori-
taire est utilisée À 100% ou école où. elle est
utilisée de 25 À 50%? Je suis sûr que je vais
décevoir certains lecteurs mais je dis ‘’non'!’
À l'une et À l'autre, Pourquoi? Eh blen, par-
ce que dans un entourage où la langue majori-
taire domine À 99%, ce n'est pas avec un en-
seignement à 25% ou à 50% que nous devien-
drons bilingues, Je suis certain que ceux qui
ont suggéré le principe des écoles bilingues
et ceux qui l'ont approuvé, ont fait un sérieux
effort de rapprochement et d'apaisement, d'au-
tant plus que beaucoup d'entre eux sont ab-
solument unilingues et uniculturels, mais ce
n'est pas assez. Il faut connaître bien mal
les difficultés de l'apprentissage d'une langue
et encore moins les problèmes que soulève
le contact permanent avec la langue majori-
taire pour tous les enseignants, parents ou
professeurs,
“Une analyse
le 6 décembre 1971
Cher M. Poulin
Permettez-moi de vous livrer
quelques brefs commentaires
sur votre éditorial ‘'Pour un
climat français un effort inu-
tile!' (1 décembre 1971).
page 6
À À
Dr. Pierre A.R, Monod
On me dira qu'un enseignement bilingue per-
mettra au moins de conserver ''la langue!'!,
Quelle iangue? Je suggérerais à notre bon ami
Poulin d'aller rendre visite à certaines famil-
les francophones d'Edmonton, qui peuvent se
vanter d'être de vrais Canadiens-français de
l'Ouest; il pourrait leur demander comment
ils ont appris leur langue et comment ils sont
parvenus à en préserver la pureté bien qu'ils
soient, comme nous tous, obligés d'utiliser
chaque jour la langue majoritaire, C'est
peut-être bien imprudemment que je donne
ici déjà le résultat de cette enquête: ces
hommes, ces pères de famille, ont appris
le français et l'anglais; ils ont été dans des
écoles où l'enseignement était donné en fran-
çais en majorité, et où la langue n'était pas
seulement parlée et écrite mais étudiée, C'est
pourquoi je ne crois pas aux écoles bilingues,
car pour devenir ‘'bilingue'! tant soit peu, il
faut des écoles où ie 75 à 80% de l'enselgne-
ment soit donné en français et où les langues
française et anglaise soient étudiées de maniè-
re approfondie. Vous en doutez? Alors imagi-
nez un instant le continent nord-américain
francophone et mettez-y quelques écoles bi-
lingues; vous me direz le bel anglais qu'on
y apprendra ou qu'on y conservera, même
en se souvenant que la syntaxe, la construc-
tion de la phrase anglaise est fnfiniment plus
facile que la française... Voilà le téléphone
qui sonne; c'est Henri qui me dit: ‘Le temps
est assez insécure; ma mère est anxieuse
de savoir si vous viendrez'",
Incertain
Malheureusement ‘'sécurité'' n'a jamais don-
né d'adjectif, pas plus que "‘insécurité'' d'ail-
leurs, Il faut recourir à ‘'sûreté'' pour trou-
ver l'adjectif ‘'sûr'' mais ''insûreté'' n'existant
pas, il n'y a pas d'adjectif correspondant, Il
est nécessaire d'aller chercher le mot ''certi-
tude!' avec son antonyme, son opposé, ''incer-
titude'' pour obtenir les adjectifs ‘'certain'! et
t‘incertain'' qui correspondent à ''sécure!' et
‘insécure'', Alors, Henri, tu vois que ce
‘ n'était pas plus difficile de me dire: ‘'Le
temps est incertain!'",
Anxieux
J'espère bien aussi que ta mère n'était
pas vraiment ‘'anxieuse'' de savoir si je ve-
nais, Je crois que tu as fait là un emprunt
À l'anglais ‘'anxious'', Le seul ennui, c'est
qu'en tant que mot français, il signifie ‘très
inquiet'' alors qu'en anglais, À côté de la
même signification, il est très souvent em-
ployé dans le sens de ‘''vivement désiré'!,
On ne dira pas ‘Il est anxieux de vous con-
naftre'' mais ‘Il désire vivement faire votre:
connaissance''; en revanche ‘'Il est anxieux
car {1 doit se faire opérer demain'' est par-
faitement juste car on peut supposer qu'il est.
vraiment ‘’très inquiet'', Je crois donc, Hen-
ri, que ta mère était seulernent désireuse de
savoir si je venais, n'est-ce pas?
Et la prochaine fois que tu me téléphones,
veux-tu me parler une seule langue, s'il te
plaft Je te comprendrai mieux Ah, si l'on
étudiait le français à l'école, peut-être qu'Hen-
‘ ri le parlerait,
_Simpliste”
Premièrement je tiens à vous
dire qu'il me semble important
que le Franco s'intéresse au
Collège Universitaire St-Jean,
qu'il informe les lecteurs de ce
qui se passe car le Collège est
l'affaire de tous ceux qui s'in-
téressent à la culture canadien-
ne-française en Alberta,
(suite À la page 12)
lettre...
(suite de la page 4) réponse
D'abord, je ne crois pas me tromper en sup-
posant que ce n'est pas pour des motifs d'ordre
religieux que l'auteur de l'article "Le livre
un grand absent' s'élevait contre la trop grande
importance accordée À Zola dans le choix des
livres disponibles à la librairie Hurti Qu
l'on aime Zola ou non, il n'est tout de même
pas l'auteur à 90% de la littérature d'expres-
sion française! Madame Phan ignore peut-être
que lorsque je suis moi-même arrivée à va_
monton, il y avait ici une librairie française
qui offrait des livres à 90% d'esprit religieux -
c'était du moins mon impression! Cette même
librairie a dû fermer ses portes... Quant à
ce groupe de dames qui se réunissent une fois
la semaine pour faire de la conversation fran-
çaise, on ne saurait guère compter sur elles
pour assurer une clientèle régulière nécessaire
à la survie d'une librairie française, D'ail-
leurs, à mon avis, les bibliothèques sont beau-
coup plus nécessaires queleslibrairies, surtout
lorsqu'il s'agit de livres pour enfants, Au
rythme où lisent ceux-ci, on aurait vite fait
de se ruiner s'il fallait acheter tous les livres
qu'ils dévorent,
À l'occasion de cette lettre, madame Phan
en profite pour exprimer ses griefs à l'égard du
groupe franco-albertain, griefs qui font preuve
d'une ‘singulière ignorance de la réalité! les
écoles bilingues, toutes catholiques qu'elles:
soient, ne ferment pas leurs portes aux non-
catholiques,
Pour ce qui est du Franco-albertain, s'il
est vrai qu'il s'adresse à une majorité française
et catholique, je connais nombre de gens sans
convictions religieuses, qui lisent ce journal
avec beaucoup d'intérêt, surtout depuis quel-
que temps.
On peut reprocher bien des choses aux Fran-
co-albertains, mais les taxer d'isolationisme,
c'est manifester beaucoup d'incompréhension.
Ce n'est pas en se repliant sur eux-mêmes
qu'ils se sont anglicisés à un point très in-
quiétant! Je reconnais que leur attitude envers
quelques francophones venus d'autres pays ou
même de l'Est du Canada, est parfois déplo-
rable, Cette situation n'est cependant pas tout
à fait inexplicable: on n'a qu'à se rappeler
l'attitude hautaine et méprisante de certains
francophones venus d'ailleurs, à l'égard des
Franco-albertains,
La notion de tolérance en est une aussi dis-
cutable que celle de Ia liberté; on a dit à
propos de celle-ci que la liberté de l'un finit
1à où commence celle de l'autre, On peut
également dire que l'intolérance de l'un doit
finir là où commence celle de l'autre,
Hélène Narayana
“Des solutions toutes faites”
| le 6 décembre 1971
M.le Rédacteur,
Votre éditorial du ler décembre 1971 nous
fait tomber les bras. Vous êtes là depuis
quelques semaines et vous avez déjà des s0-
lutions toutes faites.
Premièrement, votre information n'est pas
parfaite. Au Collège Universitaire, nos dif-
ficultés sont réelles. Pourtant, entre autres
choses il y a la chorale, le théatre, toutes
les communications officielles, la radio étudian-
_ (suite À la page 12)
Ni ebnisté
" CORPS"!
Le Conseil français, deuxième congrès
Pour la seconde fois, les ins-
tituteurs qui enseignent le fran-
çais aux francophones albertains
se sont réunis sous l'égide de
l'association des instituteurs de
l'Alberta (A.T, A.) à Barnett Hou-
se, Edmonton, le 20 novembre,
Le thème de la journée était
d'actualité: ‘’A la recherche de
l'identité du jeune francophone
albertain'",. Pourtant nous n'é-
tions que soixante, oui soixan-
te seulement pour écouter notre
conférencier le Dr. Michel
Plourde, doyen de la faculté des
sciences de l'éducation à l'Uni-
versité de Montréal.
Avant de nous donner quel-
ques idées sur notre rôle comme
instituteurs, monsieur Plourde
nous posait deux questions de
base: 1) en tant que franco-
phones, allons-nous, voulons-
nous aller vers l'aculturation
en faisant de notre langue une
deuxième langue? ou 2) Vou-
lons-nous avoir notre vie pro-
pre? Il nous disait que la vie
française en Alberta dépendait
un peu du gouvernement, un peu
des professeurs mais que c'é-
taient des jeunes de 15 à 17 ans
que dépendait la vie de notre lan-
gue et de notre culture dans no-
tre province, Nos jeunes veu-
lent-ils vraiment posséder leur
langue, sont-ils fiers de ce vais-
seau qui porte en lui une des
cultures, une des civilisations
les plus riches de l'Ouest? Nos
jeunes connaissent-ils l'histoire
de leur famille française, l'his-
toire canadienne avec ses héros
francophones? savent-ils le rô-
le joué par leurs ancêtres dans
le développement de l'Alberta?
Nos enfants parlent-ils français
à la maison? Ont-ils des li-
vres, des revues en français
dont la lecture leur permettrait
d'augmenter leur vocabulaire?
Apprennent-ils les chansons de
nos chansonniers québécois ?
Regardent-ils la télévisionfran-
çaise (chaîne 11}? Ecoutent-ils
la radio française (CHFA)? Li-
sent-ils le journal français (Le
Franco-albertain)? Participent-
ils en français, aux activités de
la paroisse? Ont-ils des cen-
tres de jeunesse, des clubs spor-
tifs où le français seul est le
moyen de communication? Ai-
ment-ils le français au point de
se sacrifier parfois pour dé-
velopper leurs connaissances?
Des réponses à ces questions,
on pourrait déduire l'action à
suivre si réellement nous vou-
lons une communauté franco-
phone vivante en Alberta,
Monsieur Plourde a ensuite
évoqué la section 150 de la loi
scolaire et nous a fait part de
ses inquiétudes, Ayant le droit
Les femmes d’Edmonton
Le 4 novembre dernier avait
lieu à Edmonton une rencontre
importante avec MmeJ.A, Four.
niér de Ferland, Saskatchewan,
Mme Fournier, présidente de la
Fédération des Femmes Cana-
diennes-Françaises (F.F,C.F,)
pour les provinces de l'Ouest,
donna un exposé delafédération,
Les 24 dames des exécutifs ac-
tuels des Dames de Ste-Anne,
Cercle Féminin ou C.W.L, des
paroisses de St-Joachim, Imma-
culée Conception, St-Thomas
d'Aquin (Edmonton) et St-Vital
(Beaumont) et leur curé s'étaient
rendus, Nous félicitons ces bra-
ves gens car on se souvient, le
4 novembre fut notre première
tempête de neige, Elle avait
rendu la route très dangereuse,
La Fédération des Femmes
Canadiennes-Françaises est
_ d'abord un mouvement catholi-
que. Elle est fédérée, nationa-
le, éducationnelle, culturelle et
sociale, Elle est soumise À la
hiérarchie de l'Eglise catholi-
que par la présence nécessaire
d'un aumônier dans chaque sec-
tion, Ce mouvement fut fédéré
en 1917, La demande d'une
charte officielle fut adressée
au Secrétariat d'Etat, et accor-
dée le 6 février 1918, Tout en
étant fédérée, la section con-
serve son autonomie relative,
travailiant our ê
sous une ur les mêmesbuts,
Aujourd'hui on retrouve: £
tions dans le Québec, Ton
et le Saskatchewan, ‘avec près
de 8,000 membres, C'est augei
un mouvement culturel, Selon
Vatican II, texte ‘'Gaudium et
Spes'' (l'Eglise dans le monde
de ce temps, chapitre ID-"’LA
PROMOTION DE TOUT CE PAR
QUOI L'HOMME ET LAFEMME
AFFINENT ET DEVELOPPENT
LES MULTIPLES CAPACITES
DE SON ESPRIT ET DE SON
Il y a les multiples
expressions de la culture par
donneront-elles signe de vie?
Mme J.A, Fournier
où l'homme et ia femme s'ef.
forcent par la connaissance, le
travail et la technique, de sou
mettre l'univers et de rendre
la terre habitable... H ya
aussi la promotion des produc-
tions de la culture, telles que
l'art, la littérature, etc,, bref,
le développement de tout l'hu-
Grand Souper ]12h,30
13160 - 118 ave,
Le Coral Banquet Room
e e
vous invite
à participer à
"LA VEILLEE DU JOUR DE L'AN''
Dante ‘10h,00 à 2h.00 a.m.
BILLETS LIMITES
PRIX: $15.00 par couple
454-4777
d'enseigner pendant 50% du
temps en français, allons-nous
en profiter ou allons-nous nous
endormir sur cette concession
du gouvernement provincial?
Dans un milieu exnosé constam-
ment à l'anglais, 1l nous faut
un enseignement dynamique,
créatif, stimulant, qui réponde
aux besoins des élèves et mon-
sieur Plourde de suggérer
5 moyens d'action pour dévelop-
per de jeunes franco-albertains
conscients de leur identité,
1) Il faudrait mettre sur pied
des stages de formation intense
au leadership pour les jeunes
francophones,
2) Il devrait exister des con-
seillers pédagogiques dans les
régions où l'on a des écoles bi-
lingues; ceux-ci aideraient à
faire prendre conscience de la
réalité française, à développer
des objectifs lointains et sur-
tout immédiats, À établir des
bibliothèques et des librairies
françaises,
3) Il est nécessaire d'établir
un plan de recherche précis pour
savoir où nous en sommes main-
tenant, ce qui se fait dans les
écoles, dans les paroisses, dans
les familles pour promouvoir la
connaissance du français, de la
culture que notre langue impli-
que.
main dans l'homme. Etant mou-
vement social, la Fédération fa
ciliterait les rencontres des gens
de nos paroisses canadiennes-
françaises afin de se connaître
et de mieux s'aimer.
Durant la semaine, suivant la
grande réunion de toutes nos
paroisses, Mme J,A, Fournier
a rencontré les dames et les
curés dans leur paroisse respec-
tive, Elle a été accueillie cha-
leureusement, Les dames lui
ont posé beaucoup de questions
et ont exposé leur situation pro-
pre, Nous félicitons Mme Four-
nier d'avoir su répondre avec
tant d'amabilité et de tact à
tous nos points d'interrogation,
Maintenant, il ne nous reste
qu'à donner signe de vie, Mes-
dames, ce sera bientôt, n'est-
ce pas?
G.E, Baillargeon
Edmonton
?
_ 455-1172
le franco-albertain, 8 décembre 1971/7
par Île Docteur Madeleine Monod
de jeunes qui portent un nom
français sont incapables de s'ex-
primer dans notre langue,
4) faut, au plus vite, établir
un réseau étroit de communica-
tion avec les autres communau-
tés francophones en dehors du
Québec, 2) La création de centres cana-
diens-français s'impose.
5) Enfin, et c'esturgent, le sty-
le de l'enseignement du français
doit être renouvelé, Cet ensei-
gnement doit encourager l'auto-
expression du jeune, doit être
centré sur l'élève qui a beaucoup
à apporter, sur ses intérêts qui
sont le levier de son désir d'ap-
3) Au musée provincial, on de-
vrait insister pour avoir une sec-
tion sur l'apport des canadiens
francophones au développement
de l'Alberta,
4) Un rallye de la jeunesse
prendre, L'enseignement doit ê- franco-albertaine rendrait les
tre dynamique provoquant, uti- jeunes conscients de leur appar-
le, tenance À leur propre groupe
et sensibiliserait les autres al-
bertains à leur existence,
Après la conférence de mon-
sieur le Doyen Plourde, l'assem-
blée se divisait en groupes for-
més d'instituteurs et d'élèves
venus du Nord et de l'Est de
la province ainsi que d'Edmon-
ton pour exprimer leurs idées
quant à leur manière de voir
leur identité de francophones,
En terminant, le Dr Plourde
nous disait être venu À Edmon-
ton parce qu'il croit que lefran-
çais peut encore vivre ailleurs
qu'au Québec mais il nous en-
joignait de ‘‘nous embarquer,
d'avoir le courage de passer
aux actions, de participer aux
groupes, d'avoir foi en notre
x ausel'!
En fin de matinée, on grou- causel
pait les commentaires qui peu- Et nous n'étions que 60 à
vent se résumer comme Suit Lous demander où vous étiez
vous tous qui gelgnez parce que
le français se meurt chez nous?
Elle se meurt notre belle lan-
gue par chacun de nous qui né-
glige de la servir, de la défen-
dre, de la parler,
1) Il serait nécessaire de re-
cycler les parents qui ne sont
pas toujours conscients de l'im-
portance de leur tâche. Tant
“feMoni-
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page 7
8/le franco-albertain, 8 décembre 1971
La région de Rivière-la-Paix
capitale francophone de l'Alberta
ë uen 5 ni
Jo Filion est un pionnier de la région, un
patriote aussi, Ses commentaires sur le
sort du fait français sont des plusintéressants,
Nous publierons dans un prochain numéro
un compte-rendu de notre rencontre avec lui,
La télévision, ça presse
Ici à la Rivière-la-Paix, une pétition s'or-
ganise en vue d'obtenir la télévision française
dans le plus bref délai possible, Nous prévoyons
obtenir au moins cinq mille signatures,
N'est-ce pas là un signe que les gens de la
Rivière-la-Paix veulent la télévisionfrançaise?
Nous y tenons, c'est un besoin urgent.
Voici quelques raisons: Premièrement, la
télévision française nous avaitété promise pour
le début de 1972 et pour le moment, il n'existe
aucun signe concret pour nous assurer que cette
promesse se réalisera, Deuxièmement, notre
population s'anglicise rapidement. Et cela est
en grande mesure dû aufait que nous bénéficions
seulement de la télévision anglaise, Aussinous
considérons la télévision française comme un
moyen essentiel au développement de la culture
française. Troisièmement,àlaRivière-la-Paix
on trouve la concentration de francophones la
plus forte de tout l'Ouest canadien, soitenviron
7,000 Canadiens-français dans un rayon de 85
milles ou soit 75% de la population totale de
la région.
Nous voulons donc faire appel à toute 1a po-
pulation francophone de l'Alberta, Nous deman-
dons à tous les organismes francophones de faire
pression auprès des autorités, Nous avons be-
soin de l'aide du poste CHFA, du poste de télé vi-
sion CBXFT, de l'ACFA provincial, de M,Jean-
Maurice Olivier,
Nous avons besoin de l'aide de tous: faites
pression, écrivez des lettres, signez des péti-
tions; aidez-nous d'une façon ou del'autre.
Evans Lavoie,
Président de l'ACFA Régionale
de la Rivière-]a-Paix
Simone Laberge
Comité Télévision Française
page 8
Je viens d'arriver à Falher,
Un paysage étrange m'avait été
donné pendant ce voyage. Après
Whitecourt, sur la route, des ca-
davres de lièvres et des oiseaux
de proie les dévorant, On doit
ralentir pour leur laisser le
temps de prendre leur envol.
Et, des forêts de glace, des ar-
bres de givre, Le soleil tout
au bout de la plaine descendait.
À l'hôtel de Falher les hommes
se rassemblent pour prendre
une bière avant le souper, Je
pris un certain temps à le ré-
aliser; 1a majorité des hommes
dans la taverne parle français.
Je suis dans la capitale franco-
phone de l'Alberta, je prends
une bière avec ''les gens de mon
pays qui sont sont gens de poésie
qui parlent pour parler ...!!
Ces gens de Falher, Donnely,
Girouxville, cesCanadiens-fran-
çais authentiques, ces pionniers
de 1912, ces gens de Marie-Rei-
ne, Guy, dJean-Côté, la société
des compagnons de St-Isidore,
Le grain c'est l'une des richesses et aussi l'un des principaux problèmes de
les gros industriels, Je très in-
téressant musée de Girouxville
les mouvements de jeunesse...
cet homme qui me dira: ‘Y'a
pas de raison de perdre notre
langue'' et cet autre: ‘A Ed-
monton vous appelez ça la cul-
ture française, Je sais pas trop
ce que ça veut dire; pour nous
autres, ici, c'est notre mode de
vie.
Et pourtant, malgré une popu-
lation francophone majoritaire à
75%, ces gens de mon pays n'ont
pas de télévision française, La
radio CHFA ne diffuse que dans
un rayon d'à peine 6 milles autour
de Falher et le journal, le
Franco, ne parle pas assez sou-
vent d'Eux.
La région de Rivière-la-Paix,
c'est un élément important dans
l'épanouissement du faitfrançais
en Alberta, Dorénavant le Fran-
co leur laissera plus souvent la
parole, se fera écho de leurs pro-
blèmes tout autant que de leurs
réussites.
la région de Rivière-la-Paix Avec Ferdinand Lévesque, important fermier
de Falher, nous essaierons d'en comprendre les données,
ete ue
mme un chêne,
vous contera l'histoire du grand feu de 1912, Ces reportages sont à ne pas
manquer!
te franco-albertain, 8 décembre 1971/9
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page 9
10/le franco-albertain, 8 décembre 1971
— pminités- Mesdames partageons
nos secrets
I y a deux semaines le Franco
jlançait une invitation à la parti- Avec Marie-André ;
cipation en inaugurant deux nou- Une gardienne offre ses services: notée Collicutt
velles chroniques, celle des re- Tarte aux pommes et fromage
cettes franco-albértaines et du Mariette Fortier,
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Faisons de la page féminine du 1 c, (ronde) à thé de poudre à pâte
Franco, notre page,
Mélanger comme pour les autres pâtes 4 tarte (couper) et ajouter
un oeuf brisé dans une tasse et battu, Remplir la tasse avec de l'eau
froide, Mélanger avec le mélange Afarine, Refroidir avant d'utiliser,
GARNITURE AUX POMMES (une tarte)
6 à 8 pommes
3/4 tasse de sucre
2 c. à table de beurre
2 c. À table de farine
1 c. à thé de cannelle
Jus de i/2 citron
8 ou 4 tranches de fromage
Peler les pommes, les couper en quartiers, Déposer dans l'abaisse
de pâte. Faire un mélange des ingrédients secs et l'ajouter aux pom-
mes, Ÿ verser le jus de citron; parsemer de noisettes de beurre,
Couvrir de minces tranches de fromage, Recouvrir de l'autre abaisse
de pâte, Cuire 15 minutes à 425 F; abaisser la température à 350F et
cuire environ 30 minutes.
Tartelettes
3/4 tasse sucre brun
3/4 tasse de noix
3/4 tasse de raisins
1/4 1b, beurre
8 jaunes d'oruis
Coconut si désiré
Mettre le tout dans un bain-marie et cuire 1/2 heure, Retirer et
ajouter une couple de cuillerées de lait et vanille, Remplir les tarte.
lettes déjà cuites,
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page 10
+ reste
Ets ie ah en Te
té
L'originalité d’un pessimisme quebecois
par le Dr M. Kapetanovich
$
le franco-albertain, 8 décembre 1971/11
L’insoumise de
Marie-Claire Blais
".. mais il y avait toujours
cette honte secrète, cette cul-
pabilité d'être heureux...
Marie-Claire Blais est une
jeune romancière qui mérite
sans doute sa renommée déjà
internationale, ‘’Une saison dans
la vie d'Emmanuel'' a rempor-
té le prix Médicis en 1966, C'est
l'histoire d'une famille trop
nombreuse où la crasse et la
vertu, la fantaisie la plus pure
et le vice Le plus précoce chan-
tent à l'unisson, De Paris en-
core, la Maison Grasset nous
offre cette année une nouvelle
édition de son roman ‘'L'in-
soumise!'', la plus courte et la
plus caractéristique de ses cré-
ations percutantes,
Son esprit révolté s'insurge
avant tout contre le cadre fami-
lial et religieux de son froid
pays. Elle abomine l'entente
taciturne de ces deux colosses
croulants, Pourtant, elle garde
une délicatesse surprenante au
plus fort de son acharnement,
Elle improvise un conte de fées
de ses attaques, de ses critiques
de l'église, de l'école, de la
vie conjugale, Unepulvérisation
presque magique des institutions
les plus sacrées! Mais, sacible
préférée reste la relation, si
vulnérable aujourd'hui, entrepa-
rents et enfants, L'acuité de ce
conflit des générations lui sem- .
ble la meilleure preuve de l'a-
lténation omniprésente,
Aucune attache sentimentale,
aucune discipline sociale pour
combattre la séparation défini-
tive, inexorable, La rupture
complète! La fissure est tran-
chée par le couteau d'un destin
sans pitié, Tous, des étran-
gers!
les deux fils cadets de Madelei-
ne, La mère n'y voit que la
promesse de monstres futurs.
Même quand ils se promènent
bras dessus-bras dessous, un
abfme se fait béant entre les
hommes apparemment les plus
intimes, Ils ne regardent jamais
le même paysage. Nous-mêmes,
de Bonnyville
Beaumont.
Ghyslain Bergeron, chanteur bien
L'ensemble 4
Gérald Landry au
la batterie et le jeune Paul Lagasé
‘Claude Lajoie,
commencé la soirée.
l'accompagnait -
Dallaire et Jean
Même ces deux enfants,
ious ne nous connaissons pas!
Notre propre for intérieur est
une région inconnue que nous
n'osons pas, que nous ne pou-
vons pas exploiter jusqu'au
bout, D'ailleurs, si nous nous
connaissions, ce serait encore
pire, insupportable,
Il y a quelque chose de raté
dans le titre de ce livre! Made-
leine est beaucoup moins insou-
mise que les autres, Elle est
surtout faible, incapable de com-
poser un tout consistant de son
être mal partagé entre les deux
égoïsmes de sa cellule bourgeoi-
se, entre son mari et sonfils af-
né, Paul, Et, Hsant lecarnetin-
time de son fils, elle constate:
"".. J'ai compris que le monde
dans lequel je vis n'existe pas et
peut-être n'a jamais existé!
Quoi faire alors? Rester sur les
apparences! Rodolphe, plus mé-
decin que père, un mari minable
qui. ne fera de son épouse qu'une
malade parmi les autres, nous
confesse: ‘Je remarquai que
Madeleine priait avec ferveur.
Je feignis de prier aussi, Nous
étions un couple très uni aux
yeux des gens, Et cela comp-
tait pour moi, Les petitsétaient
beaux et bien vêtus, Nul pli
de nos difficultés de vivre n'ap-
paraissait. L'honneur de bien
paraître, et de paraître heureux,
était intact, Mais qui sait si
Madeleine, sous sa frêle appa-
rence de bonheur, ne me mé-
prisait pas de lui avoir impo-
sé ce-rôle, qui sait si, vague-
ment, À sa façon, elle ne com-: :
“mençait pas
avoir honte de
moi." C'est pourquoi son der-
nier roman, le troisième tome
des Manuscrits de Pauline Ar-
‘change, affiche cyniquement son
titre ‘’Les apparences’! Tout
n'est qu'une illusion, Pas de
refuge, Pas d'échappatoire, L'u-
nivers de Marie-Claire Blais
souffre d'un pessimisme atroce
et poétique À la fois,
Paul reste le protagoniste du
roman, C'est un beau garçon,
plus sportif que soucieux de ses
examens, Les autres personna-
ges tournent autour de lui comme
La Boîte à chansons ou
Paulette Parizeau et Jacinthe Gobeille, deux vedettes de
aesumont, se sont jointes au groupe de la Boîte à Chansons
perse pour présenter un spectacle à près de 200
nnes Samedi le 27 novembre au Centre Culturel de
étaient accompagnés par Guy Goyette,
La deuxième
tes locaux, Jacinthe Gobeille,
tait pour la deuxième fois en
partie du programme présentait les artis-
étudiante à Beaumont, chan-
public. Elle préfère chanter
connu de St, Paul, a
e la Boîte À Chansons
Piano, Laurier Joly à
à la guitare, Thérèse
tous deux de Bonnyville,
des bêtes sauvages autour d'une
proie deprédilection. ILest com-
me un ennemi qu'il faut courtiser
avant de le posséder, Madeleine
est une mère encore plus jalouse
qu'amoureuse de son fils, Anna,
une femme de son âge, maîtres.
se de Paul, est sa rivale, Pour
Paul, Anna remplace peut-être
une mère qui ne savait pas se
faire aimer! L'amour est un
déchirement continuel et les sen-
timents ne s'accordent jamais,
Marie-Claire Blais n'a plus be-
soin de la promiscuité que ses
romans précédents cultivaient
avec une complaisance morbide,
Le rapport le plus naturel tom-
be facilement dans un éclairage
ambigü, clandestin, louche, Ins-
tinctivement, la mère se com-
pare à une amante: ‘'Quelle
mère n'a pas rêvé de tromper
ainsi la confiance de son f11S
pendant son sommeil, quelle a-
mante, sitôt venu le repos de
celui qu'elle aime, n'a pas dé
siré soustraire À ce profil en-
dormi qui respire à ses côtés,
une conquête plus obscure que
la conquête du plaisir achevé?!t
Et Rodolphe? L'imagination
professionnelle se fait exclusi-
ve, Sa jalousie refoulée do-
mine, Il peut plus facilement
aimer le fils d'un voisin ou
d'un inconnu que son Paul.
11 s'obstine faire de lui une
copie de son image, Enfin,
Frédérik, le meilleur ami de
la victime, est un homosexuel,
Il provoque l'émancipation spi-
rituelle et intellectuelle de son
compagnon, Mais fl lui présen-.
te aussi une déviation sexuelle
comme un abri charmant, Tout
s'acharne contre ce jeune é-
tudiant La mère se réjouit
de ses peines d'amour! "Si
Anna {nfligeait à ce jeune hom-
me triomphant la peine intime
de l'humilité, la femme jalouse
en moi s'en réjouissait honteu-
sement, ‘'I] a besoin d'être
brisé'', avait dit mon mari au-
tretois.'' La seule solution qui
lui reste c'est d'idéaliser la
mort, Après, il sera à la dis-
position de tous, chacün en fera
un portrait qui lui convient À
merveille! Encore une fois,
l'incapacité, le refus de vieil-
lir, S'accepter adulte est un
conformisme monstrueux, une
sorte d'adultère pour ces cré-
atures de Marie-Claire Blais,
Comme chez Alain Fournier,
la vie semble s'arrêter au seuil
de l'âge mur, L'insouciance
de là jeunesse prolongée le plus
longtemps possible est la seule
protection contre l'angoisse ex-
istentielle, Mais, Marie-Claire
Blais fait de cette nostalgie de
l'enfance un acte subversif, des-
tructeur, La révolte de l'ado-
lescence, la rupture avec le ca-
dre social où familial, tout por-
te l'empreinte d'une évasionim-
possible, d'une fuite sans issue,
de la mort, La misère sociale
d'un Québec qui se cherche est
présente en sourdine, L'expé-
rience directe d'une misère
traumatisante, tout ce bagage
que l'Orient canadien offre À
notre écrivain, donne le goût du
vécu à son désespoir sans amba-
ges. Une certaine violencepres-
que janséniste brise la coquille
des rêves. Curieuse rencontre
d'un puritanisme apocalyptique
avec un tempérament pourtant
latin dans l'esprit lugubre de
cette Québecoise incorruptiblel
Un Bernanos féminisé qui ne voit
que des mauvais présages autour
de lui,
Cette absence de communica-
tions est accablante, Pénible,
cette tristesse sans limite, Tous
destinés À périr avec leur soli-
tude et leurs turpitudes! La
sexualité et la religion réduites
à la dérision, Tout son univers
pourrait porter en exergue cette
boutade d'Anouilh, qui nous dit
que la vie souille obligatoire-
ment. Jé pense donc je suis
malheureux, Cherchant $5es
complexes et sa propre condam-
nation dans la lecture du carnet
de Paul, Madeleine refuse la ré
alité, EH n'y a qu'une chose pour
la persuader de l'existence d'An-
na, ‘"'Elle existait donc puis-
qu'elle souffrait"!
sibtlité maladive corrompt, fait
disparafire l'amour et le sens
même de la vie avec lui,
s'amuser en français
en français et apprécia sa participation à la Boîte. Evelyne
Gobeille au piano la secondait, |
Paulette Parizeau s'imposa par son talent malgré une
certaine gêne lors de sa première chanson,
ans, elle chante depuis l'âge de 13 ans, pricipalement en
Femme fic- -
tive ou femme réelle, cette sen- .
Pourtant, une ambiance poëé-
tique, romantique, persiste et
accompagne l'expression de ces
tourments. Evidemment, les
traditions <n déroute laissent
l'âme dépouillée de l'espoir,
Un côté plutôt malsain de son
héritage canadien-français am-
pute les efforts lyriques del'au-
teur. Mais rien, aucune ré-
miniscence sordide n'empêche-
ra cette protestation, cette con-
testation intransigeante de s'é-
lever à la poésie et de repré-
senter le message d'une enver-
gure universelle, Symbolique,
cette forêt de gratte-ciel et la
blancheur presque abstraite de la
ville, ce cadre qui entoure la
petite maison de notre médecin
dont les fenêtres donnent sur
l'immensité architecturale de
l'hôpital, Pourquoi cette lumière
incongrue et cette chaleur qui
assome toute volonté? On par-
le souvent de Kafka dans ce ro-
man. Madeleine se sent capti-
ve des choses, prisonnière de
l'objet dont la forme devient
arrogante et trahit sa destina-
tion, Et ce qui est le plus im-
portant, l'expression de ce pes-
simisme québecois nous est don-
né dans un langage dont la mo-
destie et l'élégance restent clas-
siques, La fin de ce petit ro-
man remonte aux sources de
la tragédie antique: ‘Il y a
peut-être un certain courage
à livrer sa jeunesse à la mort,
puisqu'il faut se livrer, de toute
façon. Soit À l'amour, À Dieu
ou à quelque humaine ambition,
pourquoi ne pas se livrer sim-
plement, aujourd'hui, à l'incon-
nu...!!
(N.D.R.) Dans notre présenta-
tion du Dr, M. Kapetanovich,
nous avons dit qu'il préparait
actuellement une thèse sur le
problème de l'esprit de dispo-
nibilité chez André Gide, Nous
voulons corriger cette erreur
et préciser que sa thèse fut
présentée À la Sorbonne en 1968,
Agée dé 17.
français. Alcide Magnan l'accompagnait au piano,
Mathias, Adamo,
beaucoup d'autres furent interprétés.
à répondre, à participation.
Beaucoup de variété dans ce spectacle, Les ‘Hamilton,
Georges Dor, Vigneault, Ferland et
Puis des chansons
Le maître de cérémonie, Roland Lajoie, y ajoutait des
histoires et monologues des Cyniques et d'Yvon Deschamps.
Ils semblaient parfois choquer certains auditeurs,
(suite À la page 16)
Page 11
12/le franco-albertain, 8 décembre 1971
y
Lettre
(suite de la pages
des solutions
te, 27 cours sur 42 où la langue de commu
nication est le français. Peut-on honnêtement
dire que le Collège est anglophone?
Pour nous aider, abordez des projets con-
crets: où trouver les livres et les profes-
seurs; somment régler lesproblèmesde trans-
port; comment coordonner nos efforts, etc...
C'est la vie de tous les jours qui assurera
l'avenir, non ies lois ni les mots,
Votre éditorial semble préconiser la formule
d'Ontario pour St-Jean, Vous avez dû mal
vous exprimer car cette formule serait la
mort d'un centre de culture française à Ed-
monton 1 _N
Sincèrement,
F.J, McMahon, Doyen
(N.D.R.) Je m'attendais depuis quelque temps À ce reproche.
En effet, j'habite l'Alberta depuis un mois. Pour ‘'les solutions
toutes faites!'', je ne marche plus, Les solutions proposées dans
la deuxième partie de cet éditorial viennent du corps professo-
ral et des étudiants du Collège lors de l'assembléé”Pour un cli-
mat...”
Quand ai-je dit que le Collège était anglophone? J'ai dit: "plus
anglophone que francophone"! N'est-ce pas justement ce visage
que vous voulez changer? Avant d'aborder des projets concrets
j'attends justement d'être un véritable franco-albertain et, pour la
question du système ontarien d'enseignement bilingue je veux bien
croire qu'il amènerait ‘’ la mort d'un centre de culture française
À Edmonton'' mais, et je ne suis pas le seul, j'aimerais bien savoir
pourquoi, comment?
Veuillez bien croire que mon propos n'a jamais été de poser en
nouveau messie des francophones albertains, Si cet éditorial a
pu vous le laisser supposer c'est un malentendu regrettable,
Rendons justice à qui de droit la mérite
Il était une fois un immigrant français qui
était venu s'établir en Alberta, Au fil des
années, il s'était révélé excellent journaliste,
romancier, horticulteur, arboriculteur et sur-
tout créateur de nouvelles variétés de fleurs.
Aujourd'hui les universités se partagent ses
écrits, les utilisent dans leurs cours et ont
même, dit-on publié une thèse à son sujet.
Comme il est à peu près notre seul écrivain.
français de l'Alberta, je pense que le temps
est venu de lui rendre officiellement justice,
Déjà tout le monde le sait, il y aura à
la nouvelle école bilingue Picard une biblio-
thèque. A l'entrée de la salle, il serait loua-
ble d'y installer le portrait de cet écrivain si
renommé dans notre province et à travers le
Canada, au milieu d'une exposition permanen-
te de ses oeuvres et des roses qu'il a créées;
le tout naturellement sous verre par mesure de
protection.
L'écrivain en question se nomme Georges
Bugnet; peut-être que des esprits avertis en
conviendront que cethomme mérite unhommage
plus à la mesure de son rang. Mais à l'école
Picard, il n'en serait pas moins un témoignage
vivant de la fidélité française en Alberta et
une source d'inspiration pour nos jeunes.
‘Société Juste!!
page 12
Y'a du plaisir
La Boîte Chez Pierrot présentera le 10
classique avec vin et fromage,
Les artistes invités seront Albert Lafrance (Chansonnier)
[2
Quinn et Suzanne Favreau.
De 8h.30 à 10h.00 p.m. on présentera des disques de
Après le spectacle, discothèque e
À 10h.00 spectacle.
tude,
Daniel Poulin par cette soirée semi -classique innove.
ne pas manquer,
une analyse
Il me semble que le titre de
votre éditorial provient d'une
analyse incomplète, voire même
simpliste, de la situation fran-
cophone albertaine, Selon vous,
l'effort entrepris par les étu-
diants, les professeurs et l'ad-
ministration du Collège Univer-
sitaire St-Jean en vue d'amélio-
rer et d'entretenir le climat
français dans cette institution
tournera à vide parce que le sys-
tème des écoles bilingues de
l'Alberta pourrait être amélioré
mais n'est-ce pas procéder d'un
à priori que de suggérer que seul
l'adoption du système des éco-
les bilingues de l'Ontario ren-
À Y'avoir
A ?
dra efficace l'effort fait par la
communauté universitaire du
Collège?
Bien à vous,
Paul À. Poirier,
Recteur intérimaire,
(N.D.R.) Avez-vous lu cet éditorial? Faut-
il nécessairement mettre un point d'interro-
gation à la fin d'une phrase pour que celle.
ci ait une tournure interrogative 1e, ‘Pour
un climat français un effort inutile‘? Il y
avait dans ce titre une intention interroga-
tive, Si elle n'était pas assez claire j'y a-
joute ce fameux point, Deuxième je n'ai ja-
mais affirmé que sans l'adoption d'un systè.
me similaire à celui de l'Ontario... cette fois-
ci le point d'interrogation y était, C'était
bel et bien une question que je posais, Je
la posais À tous ceux qui, comme vous, sont
des spécialistes de l'éducation bilingue,
Appel aux femmes
le 6 décembre 1971
Cher monsieur,
Merci pour le concours litté-
raire pour enfants qui vient d'é-
tre lancé, J'espère que bientôt
vous en ferez autant pour les
adultes, Y'a certainement des
bon écrivains cachés dans notre
province ef un ‘''really big con-
test'' servirait à les dénicher,
Pour ce qui est de 1a nouvel-
le série "'Mesdames partageons
nos secrets; c'estfameux! Mais
j'aimerais que cette rubrique se
paie le luxe de sortir de la cui-
sine de temps en temps. Cette
place n'est pasleroyaume uni-
que de la femme - pendant que
le ‘'scalappini!'' mijote dans son
chaudron, la femme voudrait, au
moins dans la cadre d'une co-
lonne comme celle-ci, aller bat-
tre de l'aile au grand air frais
des préoccupations de la new
woman!
Parmi les sujets qui m'inté-
resseraient, j'aimerais rencon-
trer les femmes franco-alber-
taines qui ont choisi librement
de travailler en dehors dufoyer,
Quelles professions poursui-
vent-elles? Quels sont leurs
problèmes? Qui prend soin de
leurs enfants? Quels sont leurs
contributions à la vie française
en Alberta?
I ne faudrait pas oublier non
plus la femme qui choisit de
demeurer à la maison pour or-
ganiser une vie agréable et hu-
maine pour ses enfants, elle-
même, et son mari; en dépit
de la vague qui favorise tant
la femme dite libérée des cor-
vées supposément dépassées de
la maternité.
Mon seul espoir est que de
plus en plus, les femmes d'ex-
pression française s'engagent à
être pleinement elles-mêmes
et aident à créer un monde meil-
leur.
Adèle Fontaine
décembre une soirée semi-
Julie
Chansonniers
oOmme d'habi-
C'eat à
same di
3h. 00
TENNIS
4h,00
MON AMI BEN
5h,00
TOVR DE TERRE
5h,30
ROBIN FUSEE
6h,00
LE MONDE EN LIBERTE
‘7h,00
CENT FILLES À MARIER
8h.00
LES GRANDS FILMS
"L'ANGE BLEU"!
10h,00
LE TEÉLEJOURNAL
10h. 30
AU MASCULIN
11h, 00
CINEMA
FBI vontre Borgla (The Borgia Stick).
Film policier réalisé par David Lo-
well Rich, avec Don Murray, Inger
Stevens, Barry Nelson et Fritz Wea-
ver, Un homme et une femme seèm-
blent former un heureux jeune cou-
ple américain, En réalité,’ on dé-
couvre qu'ils possèdent une double
ji et une fausse identité (Américain
6).
dimanche
3h.00
5-D
4h,00
D'HIER 4 DEMAIN
5h,09
LAUREL ET HARDY
5h,30
PRINCE S4APHIR
6h.00
LE FRANCAIS D'AUJOURD'HUI
6h,30 ‘
FLECHE DU TEMPS
7h,00
QUELLE FAMILLE
7h,30
LES BEAUX DIMANCHES
lère partie: Charles Aznavour
2ème partie: Le combat d'une vie:
John Diefenbaker
10h. 00
LE TELEJOURNAL
10h.30
MA SORCIERE BIEN AIMEE
11h,00
CINEMA
B Démocralics en péril (tre partie)
Trente ans d'histoire, Réalisatlon de
Suzanne Baron, Coup d'ocil en Eu-
rope et en Asie sur tous les fronts,
de 1939 à 1945 (Fr.),
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4h,00 RD'HUI
BOBINO
4h,30
LA BOITE
5h,00
YOGI ET POPOTAME
5h, 30
DAKTARI
6h, 30
JEAN ET GENS
6h.45
LE TELEJOURNAL
qh.00
MÉETA
Horaire à CBXF
9h,00
À LA SECONDE
9h.30
MONT JOYE
10h.00
LE TELEJOURNAL
10h,30
FORMAT 3f
11h.00
CE SOIR JEAN PIERRE
11h.30
CINEMA
Les Jeunes Loups. Etude de moeurs
réalisée par Marcel Carné, avec Chris-
tian Hay, Haydée Politoiff, Yves Be.
neyton, Roland Lesaffre, Serge Lee.
man et Elisabeth Teissier. Un jeune
homme d'origine modeste est entre-
tenu par une princesse, Sur la côte,
il Fait la connaissance d'une jeune
fille qui, malgré ses airs de fille af.
franchie, n'a jamais eu d'amant,
(Franco-italien 1968).
mardi
3h.00
FEMME D'AUJOURD'HUI
4h.00
BOBINO
4h.30
BOITE
5h. 00
ROQUET LES BELLES
OREILLES
5h.30
DANIEL BOIONE
6h,30
JEAN ET GENS
6h.45 .
LE TELEJOURNAL
7h.00
MEETA
3h.00
RUE DES PIGNONS
9h. 30
PARADIS TERRESTRE
10h. 00
LE TELEJOURNAL.
10h,30
HEBDOI
11h,00
CE SOIR JEAN-PIERRE
lh.30
CINE-CLUB
Journal intime (Cronaca familiare).
Drame psychologique réalisé par Va-
lerio Zurlini, avec Marcello Mastroi-
anni, Jacques Perrin et Sylvie, À ja
mort de leur mère, deux frères sont
élevés séparément, l'un dans la pau-
vreté, l'autre, dans l'aisance, Parve-
nu à.l'âge adulte, l'aîné retrouve son
jeune frère à Florence, Son père a-
doptif étant ruiné, il doit faire face
à la vie sans avoir la préparation
suffisante, Bientôt il est victime d'un
mal mystérieux (Franco-italien 1962),
Présentation: Jacques Fauteux, -
mercredi
3h.00
FEMME D'AUJOURD'HUI
4h.00
BOBINO
4h. 30
LA BOITE
5h. 00
LINUS
5h, 30
WALT DISNEY.
6h. 30
JEAN ET GENS
6h,45
LE TELEJOURNAL
7h.00
MEÉETA
9h, 00
LE MONDE DE MARCEL DUBE
9h30 |
PRÈNEZ LE VOLANT
10h, 00
LE TELEJOURNAL
10h,30
FORMAT 30
11h.00
CE SOIR JEAN-PIERRE
ONZE
12h, 00
CINEMA
Le Don paisible. Drame conjugal de
t Serge Guerassimov, avec Ellina Bys-
tritskaya et Pyotr Glebov. Les a-
mours d'un cosaque et d'une sédui-
sante jeune femme, Malheureux en
ménage, tous les deux ‘quittent leur
conjoint respectif et s'enfuient en-
semble, Survient la guerre de 1914-
1918 (Russe 1957).
jeudi
3h,00
FEMME D'AUJOURD'HUI
4h.00
BOBINO
4h.30
LA BOITE
üh,00
ROQUET LES BELLES OREILLES
5h30
VOYAGE AU FOND DES MERS
6h.30
JEAN ET GENS
6h,45
LE TELEJOURNAL
7h.00
MEETA
9h.00
MARCUS WELBY
10h.00
LE TELEJOURNAL
10h. 30
HEBDO Il
11h,00 t
CE SOIR JEAN-PIERRE
11h,30
CINEMA
L'Aîné des rerchaux, Drame psycho
logique réalisé par Jean-Pierre Mel-
ville, avec Jean-Paul Belmondo, Char-
les Vanel et Michèle Mercier d'après
le roman de Georges Simenon, Un
homme est engagé comme secrétaire
par un banquier qu'un scandale obli-
ge à quitter la France, Les deux
hommes se rendent aux Etats-Unis.
Le jeune homme veut dépouiller Je
banquier de son argent, mais une
étrange amitié s'établit entre eux
(Franço-italien 10621
Vendredi
FEMME D'AUJOURD'HUI
4h.00
BOBINO
4h.30
LA BOITE
5h,00
LE ROI LEO
5h.30
TARZAN
6h,30
JEAN ET GENS
6h,45
LE TELEJOURNAL
7h,00
MEETA
9h,00
DONALD LAUTREC "CHAUD"!
9h.80
CONSOMMATEURS AVERTIS
10h,00
LE TELEJOURNAL
10h. 30
FORMAT 30
11h,00
CE SOIR JEAN-PIERRE
11h.30
CINEMA
Le Chasseur de primes. (The Bounty
Killer), Western réalisé par Spencer
S, Bennett, avec Dan Duryea; Audrey
Dalton et Fuzzv Knight. Engagé par
une compagnie de messagerie, un
homme tue un bandit qui l'attaquait
et apprend qu'une prime était of-
ferte pour sa tête (Américain 19%66).
le franco-albertain, 8 décembre 1971/13
GVOIR ÆT COUT
Aznavour interprète plus de vingt de ses
succès dont “votre” chanson préférée
Aznavour en scène, Dans le
cadre de l'émission les Beaux
Dimanches, la télévision couleur
de Radio-Canada présentera, le
12 décembre à 19h. 30, un ré-
cital du plus grand artiste du
music-hall français: Charles Az-
navour.
Avant de donner ce récital à
la télévision canadienne, Azna-
vour a visité les Etats-Unis, le
Japon, l'Australie et l'Iran.
Au cours de ce variétés, Azna:
vour interprétera plus de vingt
succès. Parmi les titres au pro-
gramme, mentionnons: Désor-
mais, le Toréador, Je m'voyais
déjà, le Cabotin, Comme des ro-
ses, Des Jours heureux, Non, je
n'at rien oublié, Trousse-chemt.
se, J'al vécu, Mourir d'aimer et
Je reviens. L'orchestre sera
sous la direction de Lee Ga-
gnon. Aznavour en scène sera
réalisé par Roger Fournier, as-
sisté de kise Chayer,
“L'Ange bleu”, avec May Britt,
Curd Jurgens et Theodore Bikel
A l'affiche de la série les
Grands Films, samedi 11 décem-
bre à 20h, 00, à la chaïne fran-
çaise de télévision de Radio-
Canada: l'Angé bleu d'Edward
Dmytryk.
Il ne s'agit pas de ce classi-
que du cinéma dans lequel Mar-
lene Dietrich a commencé de
marcher vers la gloire. Le film,
cependant, reprend le même
thème avec des interprètes dif-
férents. L'Ange bleu américain
met en vedette May Britt, Curd
Jurgens et Theodore Bikel.
L'Ange bleu est le café-con-
cert d'une petie ville germani-
que en 1900. Les élèves de l'éco-
le supérieure vont tous les soirs’
au caf-conc pour entendre la dé-
licieuse chanteuse Lola Montès.
Leur professeur de botanique, le
rigide monsieur Rath, vitupère
Sans cesse contre la conduite
prétendument immorale de ses
jeunes disciples. Il leur interdit
le café-concert mais les adoles-
cents se fichent pas mal de ses
ukases et ils fréquentent encore
plus volontiers l'établissement
mal famé.
Poussé par la curlosité et le
plaisir sadique de surprendre
ses élèves en flagrant délit, te
professeur Rath se rend un soir
à l'Ange bleu. Séduit par la voix
et la beauté de Lola, le profes-
seur en tombe amoureux. Deve-
nu la cible des railleries de ses
élèves, Rath doit démissionner
de son poste et quitter le collè-
ge pour épouser sa belle con-
quête. Incapable de se trouver
un emploi, Rath doit laisser Lola
reprendre sa carrière et il glisse
rapidement vers la folie furieu-
se, détruit par la jalousie et
l'alcoo!.
page 13
14/1e franco-albertain, 8 décembre 1971
MOTS CROISES
1234567 8 9 101112
HAE
um
12!
Horizontal
HT
JR HUE
Roland Gregoire
1 - Qualité de ce qui peut être saturé,
2 - La première femme - Nom donné à plusieurs poissons d'eau
douce, - Agent politique de Louis XV.
3 - Tribunal de la chancellerie de la cour de Rome, - Mère de
Marie,
Solution-
semaine dernière
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DIMANCHE, le 12 décembre MARDI, le 14 décembre
Marcel À, BOISVERT Mlle Alice Dancause
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Paul André COTE Sr, Marguerite Lacoursière, asv
Hinton Edmonton
Gérard SYLVESTRE Roméo LAVOIE
Bonnyvilie St-Isodore
R.P. Gérard LASSONDE, omi
LUNDI, le 13 décembre Bonnyville
Albert LEF EBVRE
Mme Noella BROSSEAU St-Paul
Brosseau Ralph Mann
Gilbert GAUTHIER High Prairie
Donnelly
Lucien SASSEVILLE MERCREDI, le 15 décembre
Jean-Côté
Sr. Marie Thérèse Beaulieu, F.J, M. l'abbé Fernand CROTEAU
Edmonton Cold Lake
Ciément DUBEAU Guy Alby RICHARD
Ste-Lina Courtenay
ÉLECEET ELLE LEE CECCECEECTECCECCECCELOCLECECTELCEUCECCELCE CCC CE CCE CEDE CCE CCC CELCLE CE CECE ELEC CPEPEELECECLECET CES
4. Term, d'inf, - Préparation de la viande désséchée,
5 - Action de mettre, - Autre nom de l'Irlande, - Term, d'inf.
6 - Etablissement où l'on enseigne, - Os mobile, placé en avant du
genou,
7 - Fils du frère ou de la soeur, pl. - Symb, du sodium. - Coni.
8 - Colère, - Expression qui consiste à dire moins pour faire en-
tendre plus,
9 - Bière anglaise, - Arrêt d'un liquide organique qui circule, pl,
10- Lettre grecque. - Palmipède domestique, - De bonne heure,
11- D'un verbe gai. - Pièce de charpente horizontale, - Lettre
grecque,
12- Dont on n'a rien retranché,
complète, - Refuser d'avouer,
Vertical
1 - De la nature du sédiment.
2 - Attachement excessif aux richesses,
3 - Récipient en terre réfractaire,
paysans et des soldats en Russie,
4 - Décomposer un mot et en nommer successivement les let-
tres, - Petite pomme rouge.
5 … Qui n'est pas commun. - Obtenues, -Se suivent dans oeil,
6 - Gouffre très profond, précipice, - Bâtiment très élevé, de
forme ronde,
7 - Devenir blême, - Qui a de la laitance,
8 - Id Est, - Prendre un ton ironique.
9 - Sel de l'acide acétique, - Dans.
10- Ville de l'Allemagne orientale, - Camp, armée.
1i- Petit tonneau, - Trou dans un mur pour recevoir une poutre.
12- Dans la rose des vents, - Rendre, renvoyer un son éclatant,
professionnelles
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M.D., L.M.C,C., F.R.C.S, (c)
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INFORMATION
-
SE TL CP Al
TENEZ-VOUS AU COURANT.
Une garderie de jour
pour petits Franco-albertains
De plus en plus le fait de l'émancipation de la femme devient
apparent, La mère de famille veut sortir du foyer pour poursuivre
des études ou une carrière professionnelle, ou elle doit sortir du
foyer pour aider à la subvention de celle-ci, Afin de venir en aide
à ces mères le gouvernement a aidé à mettre sur pled des garde-
ries de jour, Cependant, la demande est grande et les centres peu
nombreux.
Plusieurs parents ont dû eux-mêmes faire face au problème et
ils ont de leur initiative commencé des garderies,
Une dame canadienne-française s'est posée la même question:
“Pourquoi pas nous?" Pourquoi pas une garderie française ou
bilingue?" Elle nous a contacté et depuis nous travaillons ensem-
ble afin de recuelllir toute l'information nécessaire, Nous aimerions
mettre sur pied un comité de parents intéressés; nous avons re-
çu 8 appels depuis notre S.0.S, dans le Franco - cela laisse croire
qu'il y en a d'autres,
En vue d'obtenir plus d'information sur ce point de vue et pour
l'application d'un tel projet, nous organisons mercredi le 8 décem-
bre une tournée des ‘‘garderies de jour‘ à Edmonton. Nous espé-
rons en outre observer d'assez près la démarche d'un tel centre
pour pouvoir nous aussi mettre sur pied une garderie,
Inutile de vous dire que toute personne intéressée à travailler
À ce projet peut contacter MM. Richard Hudon ou Guy Duchesne
au SERVICE ANIMATION SOCIALE, '
No. 24, 10012 - 109 rue,
Tél 424-8944
ou
Mme Adèle Fontaine,
Tél. 488-0218
SERVICE ANIMATION
TS
ANAL
es 0 où SX
N
È
= —
ù
le franco-albertain, 8 décembre 1971/15
La t.v. française
ça vient! Oui ou non
Depuis quelques semaines, un comité de ci-
toyens sous la direction de Mme Lambert qui
habite la région de Falher fait circuler une
pétition auprès de la population franco-alber-
taine en vue d'obtenir la télévision française
le plus tôt possible. Dernièrement, les lec-
tuers du Franco ont pu lire dans l'édition du
10 novembre 1971 la réponse de Radio-Canada
concernant ce sujet, En bref, ''ce n'est pas
pour demain! !
I1 devient de plus en plus apparent que les
autorités ne semblent pas se préoccuper du
problème. Les gens sont très conscients de la
situation et ont décidé de passer à l'action,
Par l'ACFA régionale de Rivière-la-Paix, ils
ont demandé la participation de tous les corps
représentatifs français, Les animateurs les
aideront à planifier leur action.
Tous enfin semblentreconnaftre i'importance
que pourrait avoir la T.V. française dans les
foyers franco-albertains, et tous veulent parti-
ciper à cette grande marche vers l'obtention
de la T.V. française dans tous les coins de
la province y inclus Rivière-la-Paix, Bonny-
ville, St-Paul et Calgary.
Pour ce faire, nous aimerions, nous les a.
nimateurs, rencontrer les gens intéressés dans
les régions déjà mentionnées powmmettre sur
pied de semblables comités.
SOCIALE
_ Concours
DE L'EMISSION
“Le Temps des Petits”
sur les ondes de CHFA tous les samedis
matins à 9:45, pour les enfants de 14 ans
et moins -
Curte de Noël «
- COLORIER LE DESSIN DE SON MIEUX
_ L'ENVOYER A L'ADRESSE SUIVANTE:
Le temps des petits
Poste CHFA
Edmonton
Concours se termine le 24 DECEMBRE
Grand prix à gagner
MAGNIFIQUE TOURNE-DISQUE
POUR ENFANTS
page 15
16/le franco-albertain, 8 décembre 1971
Les sports d'hiver
Ca recommencel Le ski gagne en popula-
rité chaque année; pour certains il demeure
le casse-jambe par excellence, le tord-che-
ville idéal, mais quelle liberté pour les autres,
pour les amoureux du plein air, de la montagne
et de la joie de se sentir épuisé, vidé mais com-
bien heureux!
Le Franco dans sa page LE MONDE DU SPORT
couvrira cet hiver tous les sports d'hiver:pati-
nage, tobaggan, curling, ski,hockey...Nousren-
contrerons les maîtres de ce sport, tenterons
d'avoir des conseils des moniteurs de ski, par
exemple.
Si vous avez des suggestions à nous faire À
ce sujet, n'hésitez pas. En attendant voici des
images de neige prises au centre de ski du Lac
Eden, C'est à vous donner le goût de partir pour
une semaine à Banff ou à Jasper, vivre là-bas
tempêtes et jours de soleil, vivre là-bas et
cesser ici ce qui n'est souvent qu'existence,
routine et habitude,
Le temps des fêtes est presque là et plusieurs
en profiteront!
A MR I
MPE: ail À #
LEA
LAN a
boite
(suite de la page 11)
C'était la cinquième et avant-dernière re-
présentation de la Boîte cette année, Depuis
le début de novembre ils ont présenté des
spectacles à Falher, Legal, Mallaig et Bonny-
ville. Le dernier, le 5 décembre, aura lieu à
St- Paul,
Un des buts du groupe de St-Paul - Bonny-
ville est de répandre la culture française dans
les endroits non déservis par la télévision
française, C'était aussi de fournir une soi-
rée de détente aux francophones et la Boîte
de Beaumont y est très bien parvenue,
Richard Duret
Laurier Garan
N.D.R. Des difficultés techniques ont em
pêché ia publicätion de photos.
page 16
BINGO
FANTASTIQUES PRIX EN ARGENT
Les LUNDIS MARDIS JEUDIS VENDREDIS
à 7h.45 p.m,
Salle des Chevaliers de Colomb
10140 - 119ème rue,
Bingo aux dindes
DIMANCHE, 12 DECEMBRE
7h. 45
Centre St-Joachim,
9904 - 110e Rue
Chaque gagnant reçoit une dinde
Perspectives de la religion
en 1984
LES INVITES:
Père Thomas Bilodeau
Père Paul Poirier
Laurent Godbout
tous professeurs de philosophie,
UN VIN ET FROMAGE (gratuit) SUIVRA,
vendredi soir 10 décembre à 20 heures
salle 222, Collège universitaire St-Jean
ASSISTANTE-SECRÉTAIRE
REQUISE
L'Association culturelle franco-canadienne
de la Saskatchewan
offre un emploi permanent d'assistante
secrétaire, avec entrée .en fonctions en
janvier 1972,
La candidate idéale devra être bilingue,
maîtriser parfaitement la langue française
et être qualifiée pour la tenue des livres
de comptabilité,
Les candidatures devront être accompa-
gnées d'un curriculum vitae complet, de
plusieurs références, d'une photo récente
de la candidate, de son numéro de télépho-
ne, et devront être adressées à l'adresse
suivante:
Directeur général de l’ACFC
2800 rue Albert,
Régina, Sask
- Lieu de travail: Régina
- Salaire selon qualifications etexpérience
- Temps de probation: trois mois
- Augmentations périodiques de salaire à
déterminer selon le rendement fourni
- Plan de pension personnel après six
mois de service
Avantages sociaux normaux
” vice
Le
MINISTERE DES
TRAVAUX PUBLICS
DU CANADA
APPEL D'OFFRES
DES SOUMISSIONS CACHE.
ES, adressées au Chef Ser.
S financiers et administra.
tifs, Mini
blics du care des Travaux Pu.
nue, EDMONTON, ee 100 ave-
portant sur l'enveloppecrt& et
tion "ESPACE POUR E?t-
DIANTS ET EMPLOYES, DE-
PARTEMENT DES AFFAIRES
INDIENNES ET DEVELOPPE.-
MENT DU GRAND NORD -MAI-
SON NELSON'' seront reçues
jusqu'à 11h30 A,M, (H.N.R.) LE
17 DECEMBRE 1971.
On peut se procurer les docu-
ments de soumission sur dépôt
de $250,00 sous forme d'un
cheque bancaire vise, éta-
bli au nom du RECEVEUR GE-
NARAL DU CANADA, par l'en-
tremise des bureaux suivants du
Ministère des Travaux Publics
du Canada: |
201 Edifice Fédéral, 269 rue
Main, WINNIPEG, Manitoba;
902 croissant Spadina, SAS.
KATOON, Saskatchewan; E-
difice Oliver, 10225 - 100 ave,
EDMONTON, Alberta; 1444
rue Alberni, VANCOUVER,
C.B. et peuvent être examinés
au département des Travaux
Publics à REGINA et CAL-
GARY ainsi qu'au bureau des
Echanges des Constructeurs
à WINNIPEG, au Bureau de
l'Association des Construc-
teurs à REGINA, SASKATOON
EDMONTON, CALGARY et à
l'Association des Construc-
teurs associés VANCOUVER,
C.B,
Le dépôt sera remis lors du
retour en bonne condition des do-
cuments en-dedans d'un mois
après la date d'ouverture des
soumissions.
On ne tiendra compte que des
soumissions qui seront présen-
tées sur les formules fournies
par le Ministère et qui seront
accompagnées du dépôt spécifié
dans les documents de soumis-
sion,
ENDROIT DU DEPOT
Les contracteurs et les sous-
contracteurs tel que spécifié
dans la soumission soumettront
leur application au Winnipeg Bid
depository, situé au Winnipeg
Builders Exchange, 290 Burnell,
WINNIPEG, Manitoba. Elles de-
vront parvenir pas plus tard que
quarante-huit (48) heures avant
la fermeture de la soumission
principale,
Ces soumissions devront être
faites en conformité avec le
standard du Canadian Depository
Principles and Procedures, pour
les peojets du gouvernement fé-
déral, comme précisé dans la
seconde édition d'avril 1970,
On n'acceptera pas nécessai-
rement ni ia plus basse ni au-
cune des soumissions.
Jan M. Thomas,
Chef, Services financiers
et administratifs,
DPW ED-820
PUBLIC DRUG
Prescriptions et autres produits
Service courtois
1229 ave Jasper, Edmonton
Tél, 488 - 4665 _
*
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